Afin de prévenir des risques liés à la baignade, normalement interdite, dans les canaux parisiens, le Conseiller MoDem de Paris Jules Pasquier défend ce mardi lors du prochain Conseil un vœu proposant l'encadrement de cette pratique, afin d’éviter tout débordement et noyade.
Agir «avec pragmatisme» face aux pics de chaleur. Au début du mois de mai, en raison notamment de la hausse des températures, de nombreux Parisiens ont tenté de se rafraîchir en se baignant dans le Canal Saint-Martin et celui de l’Ourcq.
Une situation qui a poussé les forces de l’ordre à intervenir, déclenchant certains débordements, mais mettant également en lumière une forme d’incompréhension entre la police municipale et la police nationale.
«Il y avait au départ quelque chose de sympa à voir cela, mais cela a démontré beaucoup de choses, a expliqué à CNEWS Jules Pasquier, conseiller MoDem de Paris. La vague de chaleur a surpris les Parisiens, nous rappelant que nous vivons dans une ville hyper inadaptée à ces pics».
Pour rappel, il est strictement interdit de se baigner en dehors des zones de baignade autorisées par la Ville de Paris. «Les risques de noyade et d’accident sont élevés», a-t-il concédé.
Un meilleur encadrement
Déplorant «des débordements et des comportements risqués», Jules Pasquier, également président des Jeunes Démocrates, le mouvement de jeunesse du parti de François Bayrou, défendra un vœu lors d’un prochain Conseil de Paris, qui doit débuter ce mardi, jusqu'à vendredi.
Celui-ci aura pour objectif d’encadrer la baignade spontanée en période de fortes chaleurs dans les canaux. «En tolérant certaines zones, on pourrait se permettre d’encadrer et que ça fonctionne. C’est un équilibre à trouver entre la sécurité de la baignade et la tolérance envers une pratique qui va se répéter», a-t-il estimé.
Concrètement, le conseiller souhaite que la municipalité réfléchisse à un encadrement, délimité dans certaines sections du Canal Saint-Martin et du Canal de l’Ourcq. Un dispositif qui passerait par un «renforcement de la signalétique», «une surveillance adaptée» et davantage «d’informations pour les usagers». «Il est très dangereux de plonger sans savoir la profondeur du canal, sans savoir si des objets tranchants s’y trouvent, où se situent les écluses», a-t-il alerté.
Alors qu’une partie du Conseil de Paris pourrait se saisir de ce sujet, Jules Pasquier a cependant insisté pour que ce dispositif soit adapté. «Je ne veux pas d’un dispositif comme celui des baignades dans la Seine, avec des créneaux précis et des petits environnements. Il est nécessaire de mettre en place un dispositif souple, qui puisse être déclenché en période de canicule».