Après les premières décisions de justice liées aux heurts qui ont éclaté en marge du sacre du PSG en Ligue des champions, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a critiqué des peines qui «ne sont plus à la hauteur de la violence que connaît notre pays».
Revoir la loi. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a demandé aux magistrats de sanctionner lourdement les auteurs de violences commises en marge des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions.
«À la suite des graves incidents d’ordre public et des désordres répétés de ce weekend, une partie des condamnations pour violences, notamment commises à l’encontre forces de l’ordre et pour destructions de biens, ne sont plus à la hauteur de la violence que connaît notre pays», a écrit le garde des Sceaux dans un message posté sur X.
À la suite des graves incidents d’ordre public et des désordres répétés de ce weekend, une partie des condamnations pour violences, notamment commises à l’encontre forces de l’ordre et pour destructions de biens, ne sont plus à la hauteur de la violence que connaît notre pays.…
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) June 3, 2025
Prison ferme pour les agresseurs des représentants de l'etat
Toujours dans son message, Gérald Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur, a demandé aux magistrats de juger en appliquant une «échelle de peines ferme», avant de détailler quelques exemples.
«Comme je l’ai proposé publiquement, il faut faire évoluer radicalement la loi : supprimer les aménagements de peine obligatoires, supprimer le sursis et mettre en place par la loi une condamnation minimum systématique une fois la culpabilité reconnue. Par exemple, trois mois de prison ferme (réellement exécutés) minimum pour toute agression envers un représentant de l’État ou encore amende très élevée pour toute destruction. Ces propositions qu’il nous faut mettre rapidement en vigueur, garantissent l’indépendance des magistrats, que nous devons tous protéger, et l’indispensable fermeté et bon sens voulu par nos concitoyens», a-t-il souhaité.
Pour rappel, 642 personnes ont été interpellées en France dont 491 à Paris en marge des célébrations, (79 dans la nuit de dimanche à lundi), et un mort a été recensé dans les rues de la capitale lors d'une collision entre une voiture et un scooter.
Parmi les personnes interpellées, 14 mineurs ont été placés en garde à vue dans la capitale.