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«Anafi UKR» : ce que l’on sait de ce mini-drone français qui pourrait être utilisé par l’Ukraine

Le drone français «Anafi UKR» fabriqué par la société Parrot. [JULIEN DE ROSA / AFP]

Lors du salon du Bourget 2025, l'entreprise française Parrot a présenté son nouveau modèle de micro-drone, l'Anafi UKR. Destiné à des usages civils et militaires, il a été conçu pour répondre aux besoins de l'armée ukrainienne.

Anafi UKR doit son nom à l'Ukraine, dont le terrain de guerre a servi de laboratoire pour son développement. Ce micro-drone de la famille des ISR (renseignement, surveillance, reconnaissance) a été pensé par l'entreprise française pour répondre aux défis de la guerre moderne. 

Un drone tactique qui fonctionne sans GPS

Robuste, compact, ce drone tactique peut voler sans GPS en s'appuyant sur des cartes intégrées grâce à l'IA embarquée. Sa navigation autonome lui permet de fonctionner sans dépendance aux satellites. Il est doté d'une caméra thermique permettant de détecter une cible humaine à 2,2 km. Grâce à son système de transmission, le drone peut être contrôlé par radio jusqu’à 20 km, voire sans limite de distance en utilisant la 5G.

Prêt à voler en deux minutes, l'appareil pèse moins d'un kilo pour une autonomie de 38 minutes et une portée de 23 km avec une batterie standard. L'utilisation d'une batterie XLR lui permet d'atteindre une portée de 40 km pour 50 minutes de vol. Sa vitesse maximale est de 60 km/h. «C'est le micro-drone le plus avancé que nous ayons jamais construit : souverain, puissant et radicalement facile à utiliser», soutient Henri Seydoux, le fondateur et PDG de Parrot.

Un prix d'achat prohibitif

Le fabricant de drones a fixé le prix de l'Anafi UKR à 15 000 euros, un prix qui peut augmenter en fonction des différentes options disponibles. 

Pour un opérateur de drone ukrainien cité par le média Kyiv Post, ce tarif pourrait être un frein à son utilisation par l'armée ukrainienne : «J'aimerais que les drones européens remplacent les Mavic, et je crois que c'est une bonne chose pour l'Europe, pour l'Ukraine, d'acheter les nôtres... Mais maintenant, avec cette technologie, avec ce prix, je ne crois pas que nous puissions réarmer toute l'armée avec ce drone». 

La production a déjà commencé, mais l'Ukraine n'en a pas commandé pour l'instant.

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