Après plusieurs années de retard, le texte de la réforme de l’audiovisuel public voulu par la ministre de la Culture, Rachida Dati, va être examiné dès ce lundi 30 juin à l’Assemblée nationale.
Le RN dans le rôle d’arbitre. Dès ce lundi 30 juin, les députés de l’Assemblée nationale vont débuter l’examen du texte de la réforme de l’audiovisuel public souhaitée par Rachida Dati et déjà repoussée à de nombreuses reprises.
Principale mesure de cette réforme, la création de la holding «France Medias», qui doit regrouper en son sein Radio France, France Télévisions et l'Institut National de l'Audiovisuel, pour renforcer l’offre publique et favoriser une meilleure transition numérique.
Soutenue par les macronistes et les Républicains, dont la députée Virginie Duby-Muller est la co-rapporteur du texte, la réforme de Rachida Dati déplaît singulièrement à la gauche qui la juge «dangereuse et néfaste pour la pluralité de l’information».
Une grève illimitée lancée
Une fois de plus, il semble que le Rassemblement national vienne à jouer le rôle d’arbitre dans cet examen. Pourtant, le parti ne semble pas estimer que la réforme soit une priorité. En commission des lois, ses élus s’étaient d’ailleurs abstenus.
La réforme souhaitée par la ministre de la Culture ne crée pas des remous que dans le seul Hémicycle mais également au cœur de la société civile. En effet, les syndicats de Radio France, de France Télévisions et de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), principalement visés par la réforme, ont indiqué entamer un mouvement de grève illimité dès lundi.
Pour rappel, la réforme de l’audiovisuel souhaitée par Rachida Dati dès son arrivée au ministère de la Culture en 2024 avait été interrompue par la dissolution de juin 2024. Par la suite, son examen, qui était initialement prévu en avril dernier, avait été reporté après un incident entre Rachida Dati et un fonctionnaire de l’Assemblée nationale.