La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a exprimé son opposition face aux mesures budgétaires présentées mardi 15 juillet par François Bayrou. Elle a appelé les Français à la mobilisation dès la rentrée.
La CGT en ordre de bataille. Au lendemain de la présentation du budget de l'Etat pour l'année 2026 par le Premier ministre, la secrétaire générale du syndicat a appelé à manifester dès la rentrée pour s'y opposer.
«Il nous trouvera sur son chemin pour empêcher ces reculs inacceptables», a promis Sophie Binet. Reprenant les mots de François Bayrou, qui avait déclaré, «je crois que c'est la dernière station avant la falaise et l'écrasement par la dette», la dirigeante a répondu : «Ce sont ses annonces qui nous mènent à la falaise».
Invitée sur RTL ce mercredi, elle a accusé le chef du gouvernement de préparer «un appauvrissement généralisé du pays, une année noire pour les travailleuses et les travailleurs».
«Nous allons concrètement, toutes et tous, perdre des centaines d'euros, voire plus, l'année prochaine, puisque les prix vont augmenter en moyenne de 1,7%, voire plus, parce que les fournitures scolaires, par exemple, s'est annoncé à plus de 10%, et par contre, toutes les prestations ne vont pas suivre», a développé la secrétaire générale de la CGT.
Sophie Binet appelle à manifester après les annonces de François Bayrou : "Il nous trouvera sur son chemin. Nous avons deux mois pour organiser la rentrée". #Budget2026pic.twitter.com/iNvsdm9uxx
— franceinfo (@franceinfo) July 15, 2025
Rappelant mardi sur franceinfo que la mobilisation lancée l'année dernière par le syndicat «a fait tomber les trois jours de carence et la désindexation des pensions que le gouvernement voulait mettre à l’ordre du jour», Sophie Binet a donc appelé «toutes celles et ceux qui nous écoutent et qui sont scandalisés par ces annonces à se syndiquer, à s’organiser dans leurs entreprises, sur leur lieu de travail pour construire le rapport de force».
La CGT souhaite mettre en échec le gouvernement
«Nous le disons depuis le début : il n’y a pas de gouvernement qui tiendra dans la durée sans répondre aux exigences sociales», a-t-elle poursuivi. «Aujourd’hui ce gouvernement a refusé d’abroger la réforme des retraites et d’agir pour supprimer les 64 ans et en plus, il est en train de mettre en place une cure d’austérité sans précédent, il faut stopper sa politique».
L'ordre du jour est donc à la mobilisation et «la CGT va tout faire pour empêcher ces régressions sociales, pour empêcher qu'elles rentrent en vigueur», a également déclaré Sophie Binet.
«Nous débattrons, dans la CGT, avec les autres organisations syndicales, de la façon d'arriver à mettre en échec le gouvernement». Pour y parvenir, la syndicaliste a aussi demandé aux parlementaires de «tout faire pour que ces mesures ne s'appliquent pas, parce qu'elles sont non seulement injustes, mais dangereuses pour le pays».
«C'est encore les mêmes, les travailleuses et les travailleurs qui passent à la caisse, sans que les plus riches et les plus grandes entreprises soient mis à contribution», a-t-elle fustigé.
«Ce que je note aujourd'hui, c'est qu'il y a un acteur qui est content des annonces, c'est le patronat qui se frotte les mains parce qu'encore une fois, ils réussissent à nous faire les poches et à eux ne pas passer à la caisse et avoir de nouveaux cadeaux. Il y a des alternatives».