Alors que la pétition demandant l'abrogation de la loi Duplomb a dépassé les 1,5 million ce lundi 21 juillet, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a affirmé que le gouvernement était ouvert à la tenue d'un débat parlementaire sur le sujet.
Des discussions qui ne garantissent pas le souhait des signataires. La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a assuré que le gouvernement était «pleinement disponible» dans la perspective d'un débat parlementaire sur la pétition demandant l'abrogation de la loi Duplomb, qui avait dépassé lundi soir, le cap des 1,5 million de signatures.
La pétition contre la loi Duplomb témoigne d’un attachement aux enjeux de santé et d’environnement, que je partage pleinement - c’est une priorité pour le Gouvernement. Elle montre aussi que les Français sont attentifs à ce qu’ils mangent, ce dont je me réjouis en tant que…
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) July 21, 2025
«L’organisation d’un débat est désormais à la main de l’Assemblée nationale. Le Gouvernement y est bien sûr pleinement disponible», a réagi sur le réseau social X la ministre. «Les parlementaires ont adopté une version strictement encadrée (de la loi, ndlr), fondée sur l’avis de l’Agence sanitaire européenne de référence, précisément pour en contrôler la portée», a-t-elle ajouté.
Quant à la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, Agnès Pannier-Runacher, elle préconise de «faire appel» à l'Anses «pour éclairer scientifiquement» un éventuel débat parlementaire.
La présidente de l'Assemblée nationale se dit favorable aux débats
À noter que la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a elle-même affirmé, plus tôt dans la journée, qu'elle était favorable à de tels débats, y compris la cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen.
Forts du succès exponentiel de la pétition contre la loi Duplomb, la gauche et les écologistes ont promis, lundi, de maintenir la pression à l'automne autour de l'abrogation du texte agricole, décrié pour son impact environnemental.
Lancée le 10 juillet, deux jours après l'adoption de la loi qui prévoit notamment la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l'acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes - interdit en France mais autorisé en Europe -, la pétition avait récolté plus de 1,5 million de signatures lundi après-midi sur le site de l'Assemblée nationale.
Un chiffre largement au-dessus du seuil requis des 500.000 pour obtenir un débat en séance sur cette pétition, si la Conférence des présidents de l'Assemblée nationale, qui fixe l'agenda, en décide ainsi mi-septembre lors de la rentrée parlementaire.