Boualem Bensaïd, l’un des auteurs des attentats meurtriers de 1995, va être remis en liberté ce vendredi 1er août. La cour d’appel de Paris a donné son accord à une demande de libération, sous condition de son expulsion vers l'Algérie.
Une décision qui risque d'être commentée. Reconnu notamment coupable d'avoir participé aux attentats meurtriers de 1995, Boualem Bensaïd va être libéré ce vendredi 1er août.
En effet, dans un arrêt du 10 juillet, «la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Paris a admis Boualem Bensaïd au bénéfice de la libération conditionnelle avec expulsion à destination de l'Algérie à compter du 1er août 2025».
Toutefois, cette libération s'effectuera «sous réserve de l'exécution de la mesure d’éloignement et sous condition pour le condamné de quitter le territoire français et de ne plus y paraître», a précisé une source judiciaire.
Le coordinateur des attentats de 1995
Boualem Bensaïd est considéré comme le coordinateur de la vague de six attentats qui ont frappé la France en 1995, revendiqués par le Groupe islamique armé (GIA) algérien, qui reprochait à la France son "soutien" au régime d'Alger.
Il a été reconnu coupable d'avoir posé les bombes ayant explosé dans le RER B, station Saint-Michel en plein centre de Paris (25 juillet 1995), faisant huit morts et 150 blessés. Mais aussi près du métro Maison-Blanche dans le XIIIe arrondissement le 6 octobre qui a fait 18 blessés. Et enfin d'avoir participé à la préparation de l'attentat du RER C au Musée d'Orsay le 17 octobre (30 blessés).
Boualem Bensaïd avait été condamné en 2002 puis en appel en 2003 à la perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans. A l'audience, il avait tout contesté, tant sa participation aux attentats que son appartenance au GIA.
«Cette libération est un espoir pour tous ceux qui luttent contre la prison à vie et pour la libération des prisonniers politiques», a réagi l'avocat Me Romain Ruiz qui défend Boualem Bensaïd au côté de Me Berenger Tourné.