Dans un entretien accordé au JDD, Julien Cornillet, maire DVD de Montélimar (Drôme) et candidat à sa réélection, en appelle à l'État pour créer une brigade anti-criminalité (BAC) chargée de faire face à la délinquance et au narcotrafic.
En pleine campagne pour les municipales, le maire DVD de Montélimar, Julien Cornillet, fait de la sécurité un enjeu central. Dans les colonnes du JDD, l'édile plaide pour la création d'une BAC locale en lien avec la police municipale en réponse à une insécurité croissante dans cette ville de la Drôme. «Je pense que la mobilisation de neuf policiers nationaux, permettant la formation d’une brigade anti-criminalité (BAC), serait même une évidence», détaille-t-il dans le journal dominical.
«La ville de Montélimar est passée de 29.000 habitants durant l’année 2000 à 42.000 en 2022. Pendant ce laps de temps, il n’y a eu aucun policier national en plus. Je regrette également la dissolution de la BAC (à Montélimar) en 2008», poursuit Julien Cornillet.
Quelle responsabilité pour l'État ?
Plus de 36% d'agents municipaux, 184 caméras placées en ville, postes de police triplés en surface... Ces dernières années, la municipalité a multiplié les efforts. Mais c'est loin d'être suffisant pour le maire, qui demande à l'État de prendre ses responsabilités en matière de sécurité : «Aujourd’hui, nous manquons de policiers, en particulier la nuit. L’État doit être aux côtés de la police, aux côtés de notre municipalité, pour apporter plus de moyens à la ville», explique-t-il.
En mai dernier, lors d'une prise de parole à la télévision, Emmanuel Macron avait affirmé qu’il souhaitait étendre les pouvoirs des polices municipales à certains actes, comme les saisines, les flagrances ou les amendes forfaitaires.