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Airbags Takata : à compter de ce mardi, les constructeurs doivent proposer un rendez-vous aux conducteurs impactés

Bien que le scandale ait commencé il y a plus d'une décennie, aux États-Unis, les rappels ne sont toujours pas terminés. [JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP]

Après le scandale des airbags Takata, jugés dangereux, et à leur remplacement trop lent, le gouvernement obligera dès ce mardi, les constructeurs à proposer un rendez-vous aux conducteurs impactés, voire même leur prêter un véhicule de remplacement si cela est nécessaire.

La France vient peu à peu à bout des airbags Takata. Les entreprises automobiles vont, dès ce mardi, devoir proposer des «solutions de mobilité» à leurs clients immobilisé plus de 15 jours par des airbags défectueux de la marque Takata, a indiqué le ministère des Transports. 

Pour rappel des risques élevés d'explosion avaient été détectés sur ces équipements de sécurité de la marque Takata, initialement conçus pour protéger les conducteurs. Cela est dû à un gaz qui vieillit mal, notamment lorsqu'il est exposé à des climats chauds et humides. Actuellement, environ 1,7 million de véhicules en France font l'objet d'un rappel «stop drive», qui implique de ne plus rouler avant le remplacement des airbags du véhicule (intervention gratuite).

Le ministère a précisé que les véhicules visés par un «stop drive» devront être soumis à des réparations en moyenne 15 jours après la prise de rendez-vous, sous peine d'«astreintes élevées». Les constructeurs doivent également proposer des rendez-vous de réparation à domicile, ou bien remorquer le véhicule défectueux jusqu'au garage.

Une identification complexe

Toutefois, ces nouvelles mesures sont dures à mettre en application, à cause de la difficulté à identifier les véhicules concernés et leur propriétaire. En effet, il y a des carences au sein du fichier des immatriculations (SIV) qui «ne permet pas de retrouver tous les propriétaires concernés», selon un rapport publié en juillet par l'Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD).

Bien que le scandale ait commencé il y a plus d'une décennie, aux États-Unis, les rappels ne sont toujours pas terminés, et un «certain nombre de ruptures vont continuer à se produire». Toutefois, en métropole, les taux de réparations vont parfois jusqu'à 90%, pour les meilleurs constructeurs.

À compter de ce mardi, pour chaque véhicule sous «stop drive», les fabricants auront l'obligation de proposer un rendez-vous dans les deux mois qui suivent au maximum. Dans le cas contraire, il doit être proposé aux automobilistes un véhicule de courtoisie, ou le financement d'un moyen de transport équivalent, tel qu'un véhicule de location.

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