Les quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) arrêtés entre le 10 et le 11 août à cause d'un échouage massif de méduses dans leur système de filtration ont redémarré ce lundi, a annoncé EDF.
Une panne réparée. Tous les quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) sont à nouveau en service ce lundi après un arrêt exceptionnel lié à un échouage massif de méduses. EDF a annoncé ce lundi le redémarrage de l’unité n°3, la dernière touchée, reconnectée samedi au réseau électrique. Les réacteurs n°2, 4 et 6 fonctionnent déjà depuis la mi-août.
Les quatre unités avaient été automatiquement arrêtées entre le 10 et le 11 août après l’arrivée soudaine de bancs de méduses dans les filtres des stations de pompage d’eau de mer. EDF et l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ANSR) ont assuré que la sécurité du personnel, la sûreté des réacteurs et l’environnement n’ont pas été affectés.
Des méduses de plus en plus nombreuses sur les côtes du Nord
Ces quatre unités de production s'étaient automatiquement arrêtées entre le 10 et 11 août après une arrivée «soudaine et massive» de méduses dans les tambours filtrants des stations de pompage d'eau de mer du site, situé au bord de la mer du Nord. Cet incident n'avait pas eu de conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel ou sur l'environnement, selon EDF.
Cela «n'a pas affecté le refroidissement des équipements assurant la sûreté des réacteurs», avait confirmé à l'AFP l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ANSR). Gravelines, la plus grande centrale nucléaire d'Europe occidentale, s'était néanmoins retrouvée totalement à l'arrêt pendant près de quarante-huit heures, comme ses deux autres unités de production (n°1 et n°5) sont actuellement en période de maintenance programmée.
La présence de méduses sur le littoral du Nord est saisonnière, mais les signalements de grands bancs se multiplient. Dominique Mallevoy, responsable aquariologie au centre Nausicaá de Boulogne-sur-Mer, souligne que l’augmentation des températures océaniques et la surpêche favorisent leur prolifération : moins de prédateurs et plus de plancton disponible permettent aux méduses de proliférer rapidement.
Des incidents similaires avaient déjà perturbé la production de Gravelines dans les années 1990, et d’autres cas ont été observés aux États-Unis, en Écosse, en Suède et au Japon au cours de la dernière décennie.