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Vol au Louvre : le jour où «La Joconde» a été dérobée au musée

En 1911, la célèbre Italienne s’est retrouvée au cœur d’un terrible feuilleton. [Bertrand GUAY / AFP]

Un cambriolage a eu lieu, dimanche 19 octobre, au musée du Louvre, à Paris. En sept minutes, plusieurs individus ont dérobé des bijoux d’une valeur «inestimable» avant de prendre la fuite. Un vol spectaculaire qui rappelle le jour où la célèbre Joconde avait été dérobée. 

Un cambriolage qui en rappelle d'autres. Dimanche, alors que le Louvre était ouvert au public depuis seulement trente minutes, un commando de plusieurs malfaiteurs a pénétré dans la galerie Apollon, située au premier étage du musée. Avant de prendre la fuite, les cambrioleurs ont dérobé plusieurs «joyaux de la couronne de France», un butin d'une valeur «inestimable». 

S'il est spectaculaire, ce cambriolage a des allures de déjà-vu. En effet, le Louvre a déjà été victime de plusieurs cambriolages par le passé. Cinq, plus précisément. Parmi eux, le vol de «La Joconde» en 1911 avait particulièrement marqué les esprits. 

Deux ans de mystère

Au matin du 22 août 1911, le peintre Louis Béroud, un habitué, se rend au Louvre pour observer la célèbre œuvre. Mais surprise, en arrivant devant l’emplacement où elle trône depuis quarante ans, il n’y a plus rien. La Joconde a disparu.

Dans un premier temps, les gardiens répondent que le tableau doit se trouver chez le photographe, mais deux heures plus tard, l’alerte est donnée. C’est le branle-bas de combat et le musée est fermé. Pendant une semaine, une soixantaine d’inspecteurs va fouiller le lieu de fond en comble, en vain.

Seul indice : une empreinte de pouce sur la vitre de protection a été relevée. Elle est comparée à celles des 257 employés, mais sans résultat. 

Les théories les plus farfelues circulent alors dans Paris. Apollinaire et Picasso eux-mêmes, sont soupçonnés un temps. 50.000 francs de l’époque (10 millions d’euros) sont proposés à celui qui rapportera le tableau. Le mystère va durer plus de deux ans.

En décembre 1913, un marchand d’art de Florence se voit proposer l’achat de La Joconde, par un certain monsieur Léonard. Même s’il a du mal à y croire, le marchand décide de rencontrer le vendeur.

Et dans la chambre d’hôtel, c’est effectivement Mona Lisa qui l’attend. La police est rapidement prévenue et arrête le voleur. Ce dernier s’appelle Vincenzo Peruggia et est ouvrier. C’est lui qui a installé la vitre de protection sur le tableau.

Il avoue avoir profité d’un jour de fermeture pour s’en emparer. La Joconde a ainsi passé deux ans cachée au fond d’une valise.

Le mobile reste une énigme plus d'un siècle plus tard. Pour certains, il aurait fait preuve de patriotisme pour se venger du vol des œuvres italiennes exposées au Louvre. Pour d’autres, il aurait été manipulé par un espion allemand voulant déstabiliser la France.

Vincenzo Peruggia sera condamné à dix-huit mois de prison, mais libéré avant. Il est un héros aux yeux de beaucoup d’Italiens. La Joconde regagnera le Louvre le 4 janvier 1914. Depuis, elle est devenue l’objet d’art le plus vu au monde. Près de 20.000 personnes se pressent chaque jour pour l’admirer. 

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