L'indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, a atteint ce mardi un nouveau sommet historique à 8.271,08 points (contre 8239,99 points en mai 2024), profitant de contextes politique, international et économique favorables.
Une performance exceptionnelle. Le CAC 40, principal indice boursier de Paris composé des quarante valeurs françaises les plus élevées, a battu son record historique ce mardi à 8.271,08 points, contre 8239,99 points en mai 2024.
Cette hausse est notamment liée à la période de publication des résultats d'entreprises qui sont meilleurs «que ce que l'on avait imaginé», a expliqué à l'AFP Guillaume Chaloin, directeur de la gestion actions de Delubac AM.
De bons résultats des grosses entreprises françaises
Les actions d'Edenred, la société de services prépayés qui commercialise entre autre les Tickets restaurant, prenaient près de 20% dans les derniers échanges de la Bourse de Paris, après avoir publié des ventes bien meilleures qu'espéré au troisième trimestre.
La semaine passée, le poids lourd du luxe LVMH avait mené la danse à la cote parisienne en s'envolant de 12,22% mercredi grâce au retour des clients en Chine et une légère reprise des ventes de champagne. «LVMH a rassuré dans un secteur déconsidéré par les investisseurs», a expliqué Vincent Juvyns, stratégiste chez ING.
La non-censure de Sébastien Lecornu saluée par les marchés
Les investisseurs se montrent également soulagés face à l'apaisement du risque politique en France, après que le Premier ministre a échappé à la censure, jeudi 16 octobre, en échange de sa promesse de suspendre la réforme des retraites.
«Le sujet de la dissolution s'éloigne», a souligné Guillaume Chaloin. Et pour les investisseurs étrangers, cela signifie «une certaine forme de retour à la visibilité» dans le pays.
Les marchés avaient en effet imaginé «un scénario assez extrême» d'instabilité politique, et «le simple fait de revenir quelques pas en arrière fait que l'on libère de l'optimisme» pour le CAC 40, a-t-il poursivi.
Enfin, Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché à IG France, a noté une «petite détente dans les propos de Donald Trump face à la Chine», dans un contexte où les menaces douanières du président américain contre Pékin avaient jeté un froid sur les marchés d'actions en Europe comme outre-Atlantique.