Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Philippe Baptiste a annoncé ce mardi avoir demandé au rectorat de saisir la justice au sujet d'un rassemblement aux «relents antisémites» ayant eu lieu sur le campus de l'université Paris 8.
«Un sentiment de dégoût». Ce mardi, Philippe Baptiste, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a annoncé avoir demandé au rectorat de saisir la justice. Une décision qui fait suite à un rassemblement «aux relents antisémites» ayant eu lieu sur le campus de l’université Paris 8, le 15 octobre dernier.
Sur X, le ministre a dénoncé le fait que des «intervenants et des participants» de ce rassemblement «ont fait l’apologie des actes terroristes du 7 octobre».
Un rassemblement aux relents antisémites, au cours duquel des intervenants et des participants ont fait l’apologie des actes terroristes du 7 octobre, s’est tenu à l’université Paris 8. Un sentiment : le dégoût.
J’ai demandé au rectorat de saisir le procureur de la République.… https://t.co/nSIGIqCVsS— Philippe Baptiste (@PhBaptiste) October 21, 2025
Philippe Baptiste recevra le président de Paris 8 ce mercredi, pour «comprendre comment un tel événement a pu se tenir sur son campus alors même que des consignes de vigilance et de fermeté ont été passées à plusieurs reprises».
Pour rappel, le ministre Philippe Baptiste avait réuni fin septembre les recteurs et présidents d'université après plusieurs incidents antisémites à la rentrée.
«L’apologie du terrorisme n’a pas sa place à l’université»
Ce rassemblement a été vivement dénoncé, au-delà du ministère. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Yonathan Arfi a pointé du doigt une séquence d’un membre du rassemblement, qui a refusé de condamner les actes terroristes du 7-octobre. «L’apologie du terrorisme n’a pas sa place à l’université», a-t-il ajouté.
"Condamnez-vous le 7-Octobre ?
NON !"
Il ne s'agit pas des cris d'une foule à Gaza mais ceux d'étudiants français à une conférence propalestinienne à @UnivParis8.
Des sanctions exemplaires doivent être prises.
L'apologie du terrorisme n'a pas sa place à l'Université. pic.twitter.com/JZRKoNwWVI— Yonathan Arfi (@Yonathan_Arfi) October 21, 2025
En juillet dernier, le Parlement a adopté une loi pour lutter contre l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur. Celle-ci prévoit des mesures de sensibilisation et des sanctions disciplinaires et rend obligatoire la désignation au sein de chaque établissement d'un «référent» dédié à la lutte contre l'antisémitisme et le racisme.