Alors que l’examen du budget suit son cours à l’Assemblée nationale ce vendredi, le député EPR Guillaume Kasbarian a dénoncé certaines mesures amenées à être débattues dans l’Hémicycle.
La fiscalité est au cœur des débats, ce vendredi, au Palais-Bourbon. L’Assemblée nationale est amenée à examiner une taxe proposée par le gouvernement sur certaines holdings, sociétés qui détiennent des participations dans d'autres entreprises.
Mais aussi la taxe Zucman, soutenue par la gauche, qui prévoit que les fortunes de 100 millions d’euros et plus doivent acquitter chaque année un impôt total d’une somme équivalente à 2% de leur patrimoine.
Des dispositions dénoncées par certains élus, y compris du bloc central. En début de séance, le député Ensemble pour la République Guillaume Kasbarian a ironisé quant à cette nouvelle journée de débats. «Aujourd’hui c’est Halloween, on a toute une série d’horreurs fiscales à étudier», a exprimé l’ancien ministre dans l’Hémicycle, rejetant toute nouvelle forme de taxation.
"Aujourd'hui c'est Halloween, et on a toute une série d'horreurs fiscales à étudier", lance @guillaumekasba, qui propose de resserrer la taxe sur les holdings sur les biens somptuaires. #DirectAN#Budget2026pic.twitter.com/j2k1XUpjog
— LCP (@LCP) October 31, 2025
La suppression de la taxation
Alors que le gouvernement cherche à faire des compromis avec la gauche quant à la fiscalité des grandes fortunes, afin d’éviter la censure, Guillaume Kasbarian semble s’opposer à l’exécutif. La semaine dernière, le député d’Eure-et-Loir a par ailleurs déposé un amendement pour supprimer la taxation des plus hauts revenus.
En ce qui concerne la taxe Zucman, Guillaume Kasbarian n’est pas le seul député à s’y opposer. Ce vendredi sur RMC, le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, favorable à cette mesure fiscale, s’est montrée pessimiste quant à son adoption au Palais-Bourbon.
Face à ce refus à prévoir, le patron des socialistes a fait savoir qu’il censurerait le gouvernement si celui-ci refusait d’imposer les hauts patrimoines. «Si on n’avance pas, il y aura un vote contre le budget. Rien ne sera possible et le gouvernement tombera», a-t-il prévenu.