Le colonel Benoît Villeminoz a été officiellement nommé ce samedi 1er novembre à la tête du GIGN, a indiqué la Gendarmerie nationale dans un communiqué.
De retour au sein de l’unité d’élite. La Gendarmerie nationale a annoncé ce samedi 1er novembre la nomination du colonel Benoît Villeminoz à la tête du GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale).
Âgé de 48 ans, le colonel Villeminoz prend donc la suite du général Ghislain Réty, qui a fait son adieu aux armes le 2 octobre dernier après 34 ans de carrière militaire, dont 5 à la tête du GIGN.
Le colonel Villeminoz était jusqu'à sa nomination chargé de mission au cabinet du directeur général de la gendarmerie nationale, après avoir été chef d’état-major opérationnel en Nouvelle-Calédonie de juillet à octobre 2024, dans le cadre de la crise insurrectionnelle.
Le nouveau patron du GIGN est avant tout «un ancien» de l’unité d’élite qu’il a rejoint pour la première fois en 2004. Dans son communiqué d’annonce, la Gendarmerie nationale a rappelé qu’il avait été chef de section au sein de la Force intervention (F.I.) de 2004 à 2011, puis Chef d’état-major opérationnel (CEMOPS), de 2014 à 2018.
Négociateur durant la prise d’otage du Ponant
Le communiqué précise que le parcours du colonel Villeminoz a été «marqué par une alternance de postes de commandement opérationnel au sein du GIGN, mais également par des temps de commandement en gendarmerie mobile et départementale, ainsi que par des fonctions en administration centrale».
Diplômé de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 2001, Benoît Villeminoz a fait le choix d’intégrer les rangs de la Gendarmerie nationale et de commander durant sa première affectation un peloton au sein de l’escadron de gendarmerie mobile de Grenoble (2002-2004).
C’est à la suite de cette première mission qu’il a rejoint les rangs du GIGN. En 2008, il mènera la négociation lors de la prise d’otage du Ponant, au cours de laquelle des pirates somaliens ont pris en otages les occupants d’un voilier français dans le golfe d’Aden.
Il quitte par la suite le GIGN en 2011 mais y revient de 2014 à 2018. Avec sa nomination à la tête du GIGN, le colonel Benoît Villeminoz prend donc le commandement des 1.000 femmes et hommes qui composent l’unité d’élite de la gendarmerie, en métropole et en outre-mer.