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Enlèvement d’une mère et de son fils dans l’Yonne : six personnes mises en examen

Les victimes avaient finalement été libérées par le GIGN mardi 14 avril vers 6h. [Thomas SAMSON / AFP]

Six personnes, âgées de 17 à 20 ans, ont été mises en examen à Paris ce vendredi 17 avril après l’enlèvement, lundi 13 avril dans l’Yonne, d’une mère et de son fils, sur fond de cryptomonnaies. 

Ce vendredi 17 avril, «six personnes dont un mineur ont été déférées devant les juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris» (JIRS) dans le cadre de l’enquête ouverte après l’enlèvement d’une mère et de son fils dans l’Yonne, a indiqué le parquet de la capitale. 

Les six individus ont été mis en examen. Le ministère public a demandé que ceux-ci soient placés en détention provisoire. Les mis en examen encourent la perpétuité, notamment pour enlèvement et séquestration en bande organisée. Les faits qui leur sont reprochés se sont produits lundi 13 avril. Ce jour-là, en début d’après-midi, «la gendarmerie a été prévenue qu’une femme et son enfant âgé de 11 ans avaient été enlevés, et que les ravisseurs réclamaient une rançon à leur compagnon et père».

L’histoire avait commencé au petit matin. Lundi peu après 7h, quatre personnes cagoulées avaient pénétré au domicile des victimes, attachant le père de famille et le menaçant de mutilation. Elles avaient exigé un virement de 400.000 dollars en cryptomonnaie en leur faveur et ont dérobé «10.000 euros en espèces, des bijoux, des petits lingots d’argent, et dun fusil avec lequel ils avaient menacé les victimes», selon un communiqué de la procureure de la République de Paris Laure Beccuau.

La gendarmerie ayant été prévenue, une équipe du GIGN a permis de localiser un hôtel, situé à Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne), et dans lequel la mère et son fils étaient retenus en otages. 

Les victimes ont finalement été libérées par le GIGN mardi 14 avril vers 6h. Au total, sept personnes ont été interpellées. Néanmoins, la dernière personne a été relâchée sans poursuites, «mise hors de cause» : le téléphone utilisé par les malfaiteurs et enregistré à son nom «lui avait en réalité été dérobé la semaine précédente».

Selon nos informations, en 2026, les services de police et de gendarmerie ont enregistré une quarantaine de cas d’enlèvements et de séquestrations liés au secteur des cryptomonnaies. 

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