L’enquête sur la détention illicite d’une clé USB, contenant de la propagande jihadiste, par Salah Abdeslam a été élargie ce samedi. Trois personnes sont en garde à vue, a appris CNEWS auprès du Parquet national antiterroriste (Pnat), dans le cadre d’une enquête pour «association de malfaiteurs terroriste en vue d’un crime contre les personnes».
Trois personnes se trouvent actuellement en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur la détention illicite d’une clé USB par Salah Abdeslam. Selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), l’enquête a été «étendue» ce samedi à l’infraction d’associations de malfaiteurs terroriste.
La compagne du dernier membre vivant des commandos des attentats du 13-Novembre 2015 a été placée en garde à vue le 4 novembre dernier. Toujours en cours, celle-ci a été prolongée au-delà des 96 heures initiales, pour une durée de 24h, en application des dispositions de l’article 706-88-1 du code de procédure pénale. Deux autres personnes ont été placées en garde à vue le 7 novembre du chef d’association de malfaiteurs terroriste.
Ce jeudi, des «connexions de clé USB» avaient été retrouvées sur l’ordinateur de Salah Abdeslam, qu’il avait eu légalement le droit de s’acheter pour prendre des cours. Selon une source proche du dossier à CNEWS, cette clé USB contenait de la propagande jihadiste.
Salah Abdeslam entendu à deux reprises
Incarcéré à la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, Salah Abdeslam avait été placé en garde à vue mardi, puis vendredi, dans cette enquête ouverte en janvier 2025 et portant sur une détention illicite d'un objet. A chaque fois, sa garde à vue a été levée le jour-même.
Pour rappel, Salah Abdeslam a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible le 29 juin 2022, dans le cadre des procès des attentats du 13-Novembre 2015. Celui-ci est soumis à un régime particulier. En effet, il ne peut être soumis au régime des narcotrafiquants. Il ne bénéficie pas d’une unité de vie familiale, et est également privé d’activités. Les échanges avec les autres détenus lui sont également interdits.
La France va commémorer le 13 novembre prochain, au cours d'une journée d'hommage aux victimes, les dix ans des attentats qui avaient fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.