La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a indiqué que le gouvernement va déposer un amendement visant à élargir la suspension de la réforme des retraites aux carrières longues, comme réclamé par la gauche.
Une main tendue vers la gauche. Le gouvernement va déposer un amendement visant à élargir la suspension de la réforme des retraites aux carrières longues, a indiqué Maud Bregeon.
Retraites: Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, déclare qu'un amendement sur les carrières longues sera déposé par le gouvernement pic.twitter.com/402pEtVVC4
— BFMTV (@BFMTV) November 10, 2025
«Le gouvernement déposera d'ici à mercredi un amendement afin de permettre à l'Assemblée de débattre (...) de la question des carrières longues», a en effet affirmé la porte-parole du gouvernement sur BFMTV.
Les députés doivent discuter ce mercredi 12 novembre, dans le cadre de l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale, de la suspension de la réforme des retraites qui, à ce stade, ne concerne que les retraités de droit commun.
Cette suspension était une condition posée par les socialistes pour ne pas censurer le gouvernement à l'entrée des débats budgétaires. Par ailleurs, Écologistes et communistes réclament aussi que les carrières longues soient comprises dans cette suspension via un amendement gouvernemental.
Dernière ligne droite à l’Assemblée
L'amendement gouvernemental détaillera les publics concernés et sera soumis pour débat au Parlement, qui tranchera, a-t-on précisé au porte-parolat.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, avait indiqué la semaine dernière que Matignon était «ouvert à un élargissement des personnes concernées» par la suspension de la réforme, notamment les carrières longues.
Si l'examen du projet de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) n'est pas terminé ce mercredi, le texte sera quoi qu'il arrive transmis au Sénat en raison des délais constitutionnels. Si le vote a bien lieu, son adoption dépendra en grande partie des abstentions.
Mais Maud Bregeon a aussi lancé une «mise en garde» aux oppositions : «les impôts et les taxes ne peuvent pas être réponse à tout, tout le temps».
Elle s'est ainsi dite «prête à des mesures alternatives» à la hausse des franchises médicales qui soient «financées par des économies» et pas par «de nouvelles propositions de taxes».