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Contenus pornos accessibles via Vinted : quelle est cette polémique qui touche le site de petites annonces ?

Depuis 2024, la loi oblige les sites hébergeant de la pornographie à vérifier l'âge des utilisateurs [STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

Ce dimanche, la Haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry a annoncé avoir saisi l’Arcom, régulateur du numérique, après avoir constaté des annonces promouvant des contenus pornographiques sous couvert de ventes classique sur la plate-forme. 

Une dérive inquiétante. Des contenus pornographiques ont été découverts sur la plate-forme de vente de seconde main Vinted. Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance, a saisi l’Arcom

«J'ai saisi l'Arcom il y a à peine quelques heures» au sujet de Vinted, a-t-elle indiqué sur France 3, car «des prédateurs» y ont «utilisé des ventes d'objets assez classiques, et finalement ils renvoient vers des sites pornographiques». 

L’information a été révélée par le site «L'Informé» et d'autres médias. Ces derniers jours, plusieurs annonces publiées sur Vinted renvoyaient en réalité vers d'autres messageries, via lesquelles leurs auteurs négociaient des contenus pornographiques. 

Une tolérance zéro 

À la base de cette dérive, les vendeurs ou vendeuses publient des annonces de maillots de bain ou de lingerie afin d’attirer les acheteurs et les rediriger vers leurs comptes sur des sites, comme Onlyfans ou Mym, des plates-formes hébergeant des contenus sexuellement explicites vendus sur abonnement. 

Si Vinted est en théorie «destiné à être utilisé par des personnes de plus de 18 ans», selon ses conditions d'utilisation, aucune mesure de vérification de l'âge n'est mise en place. 

Contactée par l'AFP, la plate-forme créée en 2008 et basée en Lituanie a assuré avoir «une politique de tolérance zéro concernant les communications non sollicitées à caractère sexuel ou la promotion de services sexuels» et prendre «ces situations très au sérieux». 

«Selon nos règles du catalogue, la promotion de services sexuels est interdite», a poursuivi l'entreprise, qui a dénombré en 2023 «plus de 23 millions de membres enregistrés» en France. 

«Nous disposons d’outils de détection proactive pour identifier les comportements suspects, tels que les propos inappropriés, et nous encourageons toute personne ayant constaté un contenu préoccupant à le signaler», a encore déclaré l'entreprise. 

Une loi établie depuis 2024 

«Tout contenu inapproprié, haineux ou illégal sera supprimé» et «nous prenons des mesures contre les utilisateurs, y compris des exclusions définitives, si nécessaire», a finalement conclu Vinted. 

Vendredi, sur X, Sarah El Haïry avait déjà déclaré que «la protection des enfants en ligne ne peut souffrir d’aucune faille». 

Les plates-formes «ont des responsabilités», a de nouveau insisté dimanche la Haute-commissaire. Elle était interrogée à propos de divers géants du commerce en ligne signalés à la justice par le gouvernement pour avoir commercialisé des produits illégaux, comme des poupées pédopornographiques sur la plate-forme chinoise Shein, ou pour ne pas avoir respecté leur obligation de filtrage d'images à caractère sexuel. 

En effet, depuis 2024, la loi oblige les sites hébergeant de la pornographie à vérifier l'âge des utilisateurs, sous peine de sanctions allant jusqu'au blocage.

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