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Un narcotrafiquant particulièrement dangereux incarcéré à Vendin-le-Vieil bénéficie d’une permission de sortie ce lundi 

Notoirement connu comme l’un des barons de la drogue en France, un détenu de la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil bénéficiera d’une permission de sortie ce lundi 24 novembre. La direction de la prison avait émis un avis défavorable.

Un important baron de la drogue a obtenu une permission de sortie pour ce lundi 24 novembre. Âgé de 52 ans, l'homme est incarcéré dans le quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) pour association de malfaiteurs et trafic de stupéfiants. Considéré comme l’un des narcotrafiquants les plus dangereux de France, il serait lié au réseau de la Courneuve, en Seine-Saint-Denis, un clan familial qui a longtemps dominé le trafic de cannabis dans le 93 avant de s’étendre à l’international d'après une source pénitentiaire à CNEWS.

Il bénéficie ce lundi d’une «permission de sortie employeur», c’est-à-dire une autorisation temporaire lui permettant de rencontrer un employeur en vue d’obtenir une promesse d’embauche, alors même qu’il ne sera libérable qu’en 2029, dans quatre ans.  

Cette permission est valable pour toute la journée et ne prévoit l’accompagnement d’aucun surveillant pénitentiaire, mais il pourrait être suivi par son conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation. 

La direction de la prison de Vendin-le-Vieil avait pourtant émis un avis défavorable à cette permission. Et pour cause : l’homme est bien connu des services pénitentiaires : il s’est déjà évadé par le passé. Lors d’une consultation médicale, un commando armé était intervenu pour le faire s’évader. 

Une permission qui soulève des questions

Une nouvelle qui a rapidement fait réagir l’UFAP, l'Union fédérale autonome pénitentiaire. Dans un communiqué, l’organisation dénonce «une décision totalement déconnectée des exigences, des réalités et des contraintes imposées chaque jour aux personnels pénitentiaires». 

Pour l’UFAP, «cette permission n’est pas simplement incompréhensible : elle décrédibilise le régime QLCO et expose au grand jour l’absurdité d’un système qui ne sait plus ce qu’il veut». Le syndicat évoque même «un affront à la sécurité» et pointe une contradiction majeure : mettre en avant la création de prisons ultrasécurisées destinées à accueillir les narcotrafiquants les plus dangereux du pays, tout en accordant une permission de sortie à l’un d’entre eux. 

Cette décision risque de provoquer de vives réactions, alors que ces derniers jours, de nombreuses personnalités politiques, comme Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, et Gérald Darmanin, ministre de la Justice, ont affirmé qu’après le meurtre de Mehdi Kessaci dans le cadre d’un règlement de comptes lié au trafic de drogue, la lutte contre le narcotrafic en France et contre ses acteurs était désormais une priorité. 

Rappelons également qu’il y a quelques jours, un détenu bénéficiait qui d’une sortie au planétarium de Rennes, a réussi à s'évader. À Megève, un autre détenu s’est échappé alors qu’il participait à un stage d’escalade en dehors de la prison. Une évasion qui lui a permis de retrouver son ex-femme, qu’il a ensuite agressée. 

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