Trois jours après avoir annoncé l’immobilisation de près de 6.000 avions pour remplacer en urgence un logiciel vulnérable aux radiations solaires, Airbus a déclaré ce lundi 1er décembre que seuls une centaine d’appareils restaient concernés.
Vers un retour à la normale. Ce lundi, le constructeur aéronautique a annoncé que moins de 100 Airbus de la gamme A320 restent immobilisés sur les quelque 6.000 appareils concernés. «La très grande majorité» de ces appareils a été modifiée depuis l'annonce de ce problème vendredi, a précisé Airbus dans un communiqué, en disant œuvrer avec les compagnies aériennes à «la modification de moins de 100 appareils restants pour s'assurer qu'ils peuvent être remis en service».
Fin octobre, un vol de la compagnie américaine JetBlue reliant Cancun au Mexique à Newark près de New York avait dû se poser en urgence à Tampa, en Floride, après avoir brutalement piqué vers le bas. La cause de cet incident : un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires.
Face à cette situation, le géant industriel européen avait annoncé vendredi soir un rappel de 6.000 avions, annulant 35 vols, soit 5 % du total de ses vols quotidiens.
Un problème largement résolu en 48 heures
Ce week-end, Airbus a pu rapidement intervenir sur des milliers d'aéronefs, atténuant les craintes de perturbations de grande ampleur sur le trafic aérien mondial.
EasyJet, l'un des plus gros exploitants de la gamme A320, l’appareil commercial civil le plus vendu au monde, a indiqué ce lundi avoir réussi à mettre à jour l'avionique de tous ses appareils concernés «sans perturbation de notre programme de vols».
L'ultra low-cost Wizz Air a également signalé n'avoir dû effectuer «aucune annulation de vol» lors du processus, qui est terminé pour l'ensemble de sa flotte affectée.
Airbus a renouvelé ses excuses «pour les difficultés et les retards occasionnés aux passagers et aux compagnies» par cette situation, en les remerciant de «leur compréhension vis-à-vis d'une décision de donner la priorité absolue à la sécurité».