La commission d'enquête sur des liens supposés entre mouvements politiques et des réseaux islamistes souhaitait auditionner Jean-Luc Mélenchon ce mardi. Mais le chef de file de La France insoumise y a opposé un refus, arguant d'un délai nécessaire pour y répondre.
Un temps pour se préparer. Convoqué ce mardi devant la commission d’enquête qui souhaite étudier les liens supposés entre mouvements politiques et des réseaux islamistes, Jean-Luc Mélenchon a choisi de ne pas s'y présenter tout en restant ouvert à un prochain rendez-vous.
«Bien qu’il ne soit plus député, ni responsable du mouvement ou président du groupe parlementaire, et bien que cette commission d'enquête ne respecte pas le règlement de l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon se déclare prêt à répondre à cette invitation. Ne pouvant être disponible dans un délai aussi court et étant déjà pris ce mardi, il propose cependant une audition dès samedi ou dimanche pour éclairer la commission sur l'histoire de la pensée républicaine en matière de relations entre religion et politique, en tant que co-Président de l'Institut La Boétie», a fait savoir le service de presse de Jean-Luc Mélenchon ce lundi 1er décembre.
Dimanche, Manuel Bompard s'était de son côté insurgé : «Je considère que cette commission d'enquête ne respecte pas les règles et donc ce n'est pas une commission d'enquête. Et donc je considère que les Insoumis ne doivent pas répondre à ses invitations».
Marine Tondelier auditionnée ce mardi
Les Insoumis s'insurgent notamment contre le fait que le bureau (président, vices-présidents, secrétaires...) de cette commission, présidée par le député LR Xavier Breton, ne comprenne pas de député issu de groupes de gauche, alors que le règlement dispose que ces nominations doivent se faire en s’efforçant de reproduire la configuration politique de l'Assemblée.
A contrario, la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, sera, elle, bien auditionnée ce mardi. «Nous ne sommes évidemment pas dupes de l'instrumentalisation politique qui est faite de cette commission d'enquête par le parti qui l’a initiée, mais nous n’avons rien à cacher, et donc pas de raison de refuser une commission d’enquête validée par le parlement», a expliqué l'entourage de Marine Tondelier dimanche.