Questionné mercredi sur le non-respect du code de la route en France, Louis Sarkozy, candidat à la mairie de Menton, a proposé «une simplification de nos routes» avec des mesures chocs comme la suppression des «feux rouges, lignes blanches et panneaux de signalisation».
Des propositions politiques qui devraient faire réagir. Interrogé ce mercredi sur RMC au sujet de la publication par la Fondation Vinci Autoroutes de la cinquième édition de son enquête sur le partage de la route, Louis Sarkozy, candidat à la mairie de Menton, a proposé «une simplification de nos routes».
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Louis Sarkozy veut supprimer « les feux rouges, les lignes blanches et les panneaux de signalisation » pour « plus de liberté sur la route » pic.twitter.com/yhQDnzTfPs— Citizen Média 🗞️ (@CitizenMediaFR) December 3, 2025
«La solution ici comme ailleurs, c’est plus, et pas moins, de liberté. Ce qui tue les automobilistes, c’est l’assistanat. Je plaide pour une immense simplification de nos routes en supprimant les feux rouges, les lignes blanches et les panneaux de signalisation. En bref, rendre le citoyen responsable de sa propre conduite au lieu de la déléguer au Code de la route», a détaillé l’un des fils de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy.
«Je propose une simplification via le concept des “naked roads“, les “routes nues“ en français, inventé par l’ingénieur néerlandais Hans Monderman. L’idée est très simple, regardez l’enquête que vous avez citée : 95 % des usagers de la route ont peur du comportement des autres. Les “naked roads“ utilisent précisément cette peur : quand il n’y a ni trottoir, ni feu rouge, ni ligne blanche, tout le monde fait davantage attention et les citoyens se responsabilisent. Il s’installe alors ce que les chercheurs appellent une “négociation implicite“ entre usagers : ils deviennent ainsi deux à trois fois plus prudents», a expliqué Louis Sarkozy.
«Dans sa ville pilote de Drachten, aux Pays-Bas, on a constaté une réduction de 40 % des accidents de la route. Le carrefour principal est passé de huit accidents graves par an à un seul. À Londres, sur Kensington High Street, la simplification de la signalisation a provoqué une baisse de 44 % des accidents en trois ans. Et la ville allemande de Bohmte a, elle aussi, réduit de moitié ses accidents annuels», a argumenté ce dernier.
«Des chiffres impressionnants avec quelques mauvais côtés. Il semblerait que le seul véritable problème des naked roads, c’est qu’elles fonctionnent moins bien pour les personnes malvoyantes ou très âgées. Mais c’est à peu près tout. La fluidité du trafic n’est pas affectée par ces réformes et, d’ailleurs, la vitesse moyenne baisse, malgré l’absence de limitations explicites ! C’est exactement l’inverse de l’autoritarisme bureaucratique parisien : on augmente la liberté… et on observe une amélioration du comportement», a nuancé le candidat aux prochaines élections municipales à Menton (Alpes-Maritimes).
75 % des automobilistes font usage de leur téléphone au volant
L’étude publiée ce mercredi par la Fondation Vinci Autoroutes a mis en lumière certains chiffres alarmants, notamment sur l’usage du téléphone avec 75 % des automobilistes et 57 % des piétons qui disent y avoir recours lors d’un déplacement.
Dans le prolongement du Baromètre de la conduite responsable, la Fondation VINCI Autoroutes publie les résultats de la 5e édition de l’enquête européenne sur le partage de la route, réalisée par @Ipsosbva. 🚲 pic.twitter.com/l5MpRlAFk9
— Fondation VINCI Autoroutes (@FondationVA) December 3, 2025
Ce travail a dénoté d’un non-respect du feu rouge par une majorité des usagers avec 67 % des automobilistes, 70 % des piétons et 40 % des cyclistes réguliers admettant les franchir régulièrement.
L’étude a aussi mis en avant une statistique peu flatteuse, à savoir un taux de 57 % de cyclistes réguliers français déclarant se sentir en sécurité lors de leurs déplacements, loin derrière la moyenne européenne (81 %) et celle du leader en la matière sur le Vieux Continent, les Pays-Bas (93 %).
L’enquête a également souligné une mauvaise tendance touchant plus d’un conducteur français sur deux (58%), à savoir ne pas mettre son clignotant pour doubler ou changer de direction.