Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Budget 2026 : la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, juge qu'un compromis est toujours possible

La ministre des Comptes publiques, Amélie de Montchalin, a fait part de sa foi en l'avancée des discussions autour du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. [Alain JOCARD / AFP]

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a affirmé qu'un compromis était encore possible pour adopter un budget d'ici à la fin de l'année. Elle a également dénoncé les mauvaises intentions des extrêmes et le manque de compromis au sein de l'hémicycle.

Le gouvernement y croit encore. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a fait part de sa foi en l'avancée des discussions autour du vote du budget de l'État, dans les colonnes de La Montagne. Selon l'ancienne ministre de l'Écologie, le principal problème se trouve dans le manque de compromis et de propositions concrètes.

«Quand vous êtes au RN, c'est la dissolution pour les législatives. Quand vous êtes Insoumis, l'obsession, c'est une nouvelle présidentielle», a-t-elle martelé, en assurant que «les extrêmes n'ont rien d'autre à proposer aux Français que de refaire des élections». Elle les a même qualifiés «d'obsédés», par cette idée.

«Dans les deux cas, cela ne règle aucun des enjeux concrets des Français, aucun des enjeux concrets de notre continent», a estimé Amélie de Montchalin, en prônant au contraire la recherche d'un compromis, «comme on l'a fait sur la Sécurité sociale».

Des majorités naissantes

La ministre des Comptes publics assure que des majorités se forment sur certains sujets. «Il y a une majorité dans l'Hémicycle pour l'hôpital, pour l'éducation de nos enfants (...) il y a une majorité pour combattre le narcotrafic. Il y a des majorités. C'est notre première boussole», avance-t-elle, en déplorant toutefois le fait que les points sur lesquels il y a le moins de discorde sont souvent les moins considérés. 

La politicienne a avoué espérer que la commission mixte paritaire, qui doit se réunir vendredi, parviendra à un accord qui «inclurait les socialistes», sans la bienveillance desquels l'adoption du texte ne sera pas possible à l'Assemblée.

«Le 49.3 n'est pas un budget»

Interrogée sur l'option de la loi spéciale, autrement dit, sur l'emploi de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, en cas d'échec à voter un budget dans le temps. La ministre a rappelé que le 49.3 «n'est pas un budget» et qu'elle estimait que personne ne pouvait imaginer, ni envisager que cela puisse faire office de budget pendant un an.

La loi spéciale «ce n’est qu’un outil temporaire et insatisfaisant», a-t-elle ajouté. C'est «un outil qui peut être utilisé en dernier recours pour que nous puissions continuer à tenir nos engagements en termes de services publics vitaux. C’est un service minimum», mais dans ce cas le pays «n’investit plus», ne lance plus de projets, ne peut pas par exemple «engager un réarmement supplémentaire» ni «soutenir les viticulteurs dans la phase d’urgence dans laquelle ils sont».

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités