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Nadia El Bouroumi : l’avocate controversée suspendue deux mois pour manquements déontologiques

Nadia El Bouroumi a été convoquée devant le conseil régional de discipline des avocats de la Cour d'appel de Nîmes le 26 novembre dernier. [Christophe SIMON / AFP]

Avocate polémique de deux coaccusés lors du procès des viols de Mazan, Nadia El Bouroumi a été sanctionnée ce jeudi d'une interdiction d'exercer pendant quatre mois, dont deux avec sursis, après la diffusion d'une vidéo polémique.

Elle avait beaucoup fait parler d'elle. Lors du procès des viols de Mazan, une avocate avait suscité la polémique : Me Nadia El Bouroumi. Embauchée par deux coaccusés, elle avait détonné par son ton particulièrement dur à l'encontre de Gisèle Pelicot mais aussi par certaines prises de parole sur ses réseaux sociaux pendant le procès. 

Poursuivie pour violation des règles déontologiques ainsi que des «manquements à la modération et à la délicatesse», elle a finalement écopé ce jeudi d'une interdiction d'exercer pendant quatre mois, dont deux avec sursis. 

Le 26 novembre dernier, à l'évocation de son cas, le bâtonnier du barreau d'Avignon avait requis une interdiction d'exercer de dix-huit mois à son encontre. 

Des stories instagram qui posaient problème

Ce sont les stories Instagram postées par l'avocate le jeudi 19 septembre 2024 qui ont déclenché la polémique. Sur son compte, Nadia El Bouroumi avait décidé de prendre la parole pour parler de l'affaire : «Je sors du procès Pelicot pfiouuuu ! On a diffusé des photos de madame qui sont effectivement dans des positions qui posent problème puisque, depuis quelques jours, elle nous expliquait qu'elle n'avait jamais, jamais participé à quoi que ce soit (...) Face aux vidéos, elle s'est mise en colère, j'ai pris le micro en lui disant que c'était elle qui avait souhaité que ce soit public et que maintenant, il ne s'agissait pas de se plaindre», avait-elle déclaré.

Une première story qui avait fait couler beaucoup d'encre, mais la jeune femme ne s'était pas arrêtée là. En effet, le lendemain, elle avait posté une nouvelle story sur son compte dans laquelle on pouvait la voir chanter et danser sur la chanson «Wake me up before you go-go» de Wham, dont le refrain signifie en français : «Réveille-moi avant que tu partes», une référence probable à la soumission chimique subie par la victime.

À la suite de la polémique, l'avocate s'était d'ailleurs expliquée sur CNEWS, assurant qu'il «n'y avait pas de violence dans mes propos».

En définitive, ce jeudi, le conseil régional de discipline de la cour d'appel de Nîmes a «relaxé» l'avocate pour la première vidéo, dans laquelle elle débriefait une audience, mais elle a été «sanctionnée pour une seconde ("Wake Me Up") par une interdiction temporaire d'exercer la profession d'avocat d'une durée de quatre mois, dont deux mois assortis du sursis», ont expliqué dans un communiqué l'avocate et ses conseils, Me Khadija Aoudia et Me Olivier Morice.

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