Au-delà de la propreté, la dette ou encore l’insécurité, le sujet du Parc des Princes a pris une place importante dans la campagne municipale parisienne. Alors que les liens entre le PSG et la majorité sortante semblent rompus, les différents candidats ont tous signifié leur intention de traiter sérieusement ce dossier.
Un emblème de la ville de Paris qui cristallise une partie de l’attention. Alors que le premier tour des élections municipales approche, le cas du Parc des Princes, le stade historique du Paris Saint-Germain, a pris une place prépondérante dans cette campagne.
Depuis plusieurs années, la ville est en froid avec les dirigeants du PSG, qui souhaiteraient racheter le stade pour mener à bien leurs travaux d’aménagement et d’agrandissement, afin de passer d’une jauge de 48.000 à 60.000 places. Face au refus de la mairie, le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi avait annoncé en février 2024 vouloir quitter la capitale.
Pour rappel, en 2013, le Paris Saint-Germain avait renouvelé son bail au Parc des Princes jusqu’en 2044.
Le dossier du Parc des Princes a pris une nouvelle tournure le 10 décembre dernier, lorsqu’Emmanuel Grégoire, candidat socialiste, s’était déclaré favorable à la vente du stade. «L’histoire du PSG doit continuer de s’écrire à Paris», a-t-il déclaré dans un entretien accordé à nos confrères de L’Equipe, ajoutant vouloir «sortir des postures». Récemment rallié par l’écologiste David Belliard et le communiste Ian Brossat, l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo, entend permettre au PSG de se maintenir dans la capitale.
Celui-ci souhaite ainsi soumettre «deux options» au Conseil municipal. Un bail de longue durée, ou une cession pure et simple de l’enceinte.
L’histoire du PSG doit continuer de s’écrire à Paris ! On a des solutions ! pic.twitter.com/M4mAVGRDbG
— Emmanuel Grégoire (@egregoire) December 10, 2025
Une proposition différente de Sophia Chikirou, l'autre candidate de gauche à la mairie de Paris. Dans un entretien accordé au Parisien, la représentante de La France insoumise au prochain scrutin a annoncé vouloir «mettre fin à la vente du patrimoine de Paris», souhaitant que le PSG «reste» dans la capitale.
La promesse de Pierre-Yves Bournazel
Concernant le Parc des Princes, les propositions divergent en fonction des couleurs politiques. Si Emmanuel Grégoire est ouvert à la vente du stade, Pierre-Yves Bournazel entend «rouvrir les négociations» avec le club dès mars 2026, en cas d’élection, déplorant «une confiance rompue» entre le Paris Saint-Germain et la majorité municipale sortante.
«Le PSG c’est le Parc, et le Parc c’est le PSG», a déclaré le candidat Horizons et Renaissance, dans une vidéo publiée le 26 novembre dernier devant l’enceinte, une écharpe du club autour du cou.
Le PSG c’est le Parc, et le Parc c’est le @PSG_inside 🔴🔵
Nos titis parisiens doivent continuer à nous faire rêver et écrire leur histoire dans cette enceinte légendaire.
Maire en 2026, je rouvrirai les négociations avec le Club pour que le Parc des Princes reste la maison du… pic.twitter.com/y0mlJ3YBlM— PierreYves Bournazel (@pybournazel) November 26, 2025
Lors d’un entretien accordé à CNEWS en juin dernier, l’élu du 18e arrondissement expliquait «vouloir se battre» pour ce dossier, exigeant la mise en place de tarifs privilégiés afin que les Parisiens «puissent aller supporter leur équipe». Celui-ci a également évoqué la possibilité que la ville prenne en charge une partie du chantier du Parc, évalué à environ 500 millions d’euros.
De son côté, la candidate Sarah Knafo est favorable à une vente qui passera d'abord par un référendum. Quant aux garanties «une fois la vente conclue"» explique l'eurodéputée «la ville gardera toujours un contrôle sur les travaux qui pourront être faits dans le stade et ses abords».
Un déménagement serait «un échec» pour Rachida Dati
En tête des intentions de vote pour prendre la suite d’Anne Hidalgo, Rachida Dati partagerait, en partie, l’avis de Pierre-Yves Bournazel quant à l’avenir du Parc des Princes.
En juin dernier, à la suite du sacre du PSG en Ligue des Champions, la maire LR du 7e arrondissement avait refusé de voir le club quitter son stade. «Un déménagement serait un échec pour Paris et les Parisiens. Le futur maire de Paris devra trouver un chemin pour rétablir la confiance», avait-elle considéré.
Sur le sujet du Parc des Princes, l'ancienne ministre de la Culture serait, pour certains, en pole position pour engager de nouvelles discussions avec la direction du club. «Elle est la mieux placée pour permettre à la Ville de Paris de renouer avec le PSG», a confié à CNEWS un membre de l’entourage de Rachida Dati.
Dans l’attente de nouveautés sur le «dossier Parc des Princes», le Paris Saint-Germain examine plusieurs dossiers de villes pouvant éventuellement accueillir un nouveau stade. Les municipalités de Massy (Essonne) et de Poissy (Yvelines), où se trouve déjà le centre d’entraînement du club, seraient ainsi bien placées.