Huit activistes comparaissent ce lundi devant le tribunal de Saverne, en Alsace, après avoir tagé le message «StocaMine contamine» sur un pont. Les prévenus risquent jusqu'à sept ans de prison.
La décision approche pour les détracteurs de StocaMine. Le 2 novembre dernier, le tag «StocaMine contamine» avait été retrouvé sur un pont à Dorlisheim, dans le Bas-Rhin. Un acte qui renvoie à la décision de justice prise en juin 2025, quant au confinement de 42.000 tonnes de déchets toxiques sur le site de stockage des anciennes mines de potasse d’Alsace, à Wittelsheim (Haut-Rhin). Une initiative qui n'avait pas plu aux activistes écologistes de la région.
Ce lundi, huit militants du collectif Extinction Rebellion, arrêtés en novembre dernier et soupçonnés d'être à l'origine du tag, vont comparaître devant le tribunal de Saverne, en Alsace. Ces derniers, qui ont passé quarante-six heures en détention provisoire après leur arrestation, avec interdiction de contacter toute personne extérieure, dénoncent un acharnement et des conditions «anormales».
Ils estiment également que la peine maximale qu'ils encourent, soit sept ans de prison, est «bien trop élevée» pour un simple tag.
Des rassemblements de soutien
Un appel à la mobilisation a été lancé par le collectif XR Strasbourg, un groupe de militants écologistes, et soutenu par Extinction Rebellion Strasbourg. Il devrait se poursuivre ce lundi devant le tribunal où seront jugés leurs huit congénères.
En 2025, le Mouvement de soutien des défenseurs de l'environnement (MSDE), un collectif créé en 2023 pour analyser les poursuites judiciaires contre les militants écologistes, en a recensé 95.
Le collectif Extinction Rebellion est lui passé à 20 reprises devant les tribunaux depuis le début de l'année. Un chiffre qui contraste avec les 55 poursuites judiciaires que l'on recensait en 2023.
«On vise la relaxe. On va parler de la répression mais surtout de StocaMine qui menace des millions de personnes entre l’Alsace, la Suisse et l’Allemagne», a déclaré une des huit prévenus dans une interview au média Basta!.