Un deuxième salarié est décédé après l’explosion de l’usine chimique Elkem Silicones à Saint-Fons, près de Lyon (Rhône). Celle-ci avait explosé pour une raison inconnue, blessant quatre employés. Une première personne était déjà décédée des suites de ses brûlures.
Le bilan s’alourdit. Ce vendredi 26 décembre, la préfecture du Rhône a annoncé le décès d’une seconde personne à la suite de l’explosion survenue lundi 22 décembre à l’usine chimique Elkem Silicones, à Saint-Fons, près de Lyon.
La victime, un salarié de 55 ans, était hospitalisée pour de graves brûlures, a précisé Estelle Delaune, secrétaire générale de la CFDT Chimie Énergie.
Pour rappel, le 22 décembre, un atelier pilote de l’usine avait explosé, faisant quatre blessés graves, parmi lesquels un ingénieur chimiste, deux techniciens spécialisés et un salarié du service santé-environnement. Un premier décès avait été enregistré le 23 décembre : un homme de 47 ans, grièvement brûlé, avait succombé à ses blessures.
Une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon
L’origine de l’explosion survenue sur ce site classé Seveso seuil haut, situé au cœur de la «Vallée de la chimie», au sud de Lyon, reste, à ce stade, indéterminée.
Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour blessures involontaires par personne morale et homicide involontaire par personne morale dans le cadre du travail. Les investigations ont été confiées à la division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS) et à la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS).
Dès lundi, le directeur de l’usine, Jean-Pierre Lerat, avait évoqué la piste d’une émanation d’hydrogène «dans un atelier expérimental» pour expliquer la déflagration.
Selon l’entreprise, l’explosion est survenue alors qu’une équipe procédait à une opération de «dévolatilisation d’huiles de silicone hydrogénées», une manipulation «relativement courante» dans cet atelier, a précisé à l’AFP Guillaume Artois, porte-parole du groupe.