De nombreux syndicats ont lancé un appel à la grève ce mardi 17 février dans les établissements scolaires d'Île-de-France afin de lutter contre les suppressions de postes dans l'Éducation nationale.
Une décision qui passe très mal. L'annonce de la suppression de 4.000 postes d'enseignants de l'Education nationale pour la rentrée de septembre 2026 a provoqué la colère des organisations syndicales. Ces dernières ont lancé un appel à la grève dans les établissements scolaires d'Île-de-France ce mardi 17 février et demandent l'«annulation immédiate» des suppressions de postes «ainsi qu’un budget pour l’Éducation nationale à la hauteur des besoins».
À la suite de l'annonce des postes supprimés au sein des académies de Paris, de Créteil et de Versailles, les syndicats appellent donc à une mobilisation dans la région capitale. Les personnels d’Île-de-France sont appelés «à faire grève et à manifester le mardi 17 février 2026, à Paris, en direction du Ministère de l'Éducation nationale», déclarent les syndicats dans un communiqué.
les syndicats exigent «un budget pour l’Éducation nationale»
Pour justifier cet appel à la grève, les organisations syndicales mettent en avant une décision qui va à l'encontre des besoins des établissements scolaires français : «Partout, dans les écoles et les établissements, dans les classes, dans les vies scolaires, dans les services, nous avons besoin de plus de personnels pour assurer un service public de qualité», expliquent les syndicats dont la CGT des académies de Créteil, de Paris et de Versailles.
«Avec ces suppressions de postes, ce sont aussi nos conditions de travail et au final les conditions d'apprentissage de nos élèves qui vont encore se dégrader, alors que l’enseignement privé reste complètement épargné», ont-ils estimé.
A Paris, des personnels de plusieurs établissements sont en grève depuis le 10 février. Une initiative soutenue par les syndicats qui demandent également «un budget pour l’Éducation nationale à la hauteur des besoins, en particulier pour les écoles et établissements qui relèvent ou devraient relever de l'éducation prioritaire».