Le ministre de l'Économie Roland Lescure a reçu mardi les syndicats pour évoquer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, notamment les prix des carburants. Aucune nouvelle mesure n'a cependant été annoncée.
Une situation qui préoccupe de nombreux secteurs. Alors que la hausse des prix des carburants ne cesse d'alimenter l'actualité, Roland Lescure, ministre de l'Economie a reçu ce mardi plusieurs syndicats.
«Le ministre n'avait malheureusement rien à nous dire, à part la liste de tout ce qu'il ne peut pas faire», a résumé à la sortie de cette réunion à Bercy la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.
Celle-ci a indiqué que le ministre Roland Lescure avait «balayé du revers de la main» les cinq mesures d'urgence demandées par son syndicat, notamment le blocage des prix du carburant et l'indexation des salaires sur les prix.
Selon le numéro un de la CFTC, Cyril Chabanier, le locataire de Bercy a dit aux organisations syndicales «qu'aujourd'hui il est juste venu les écouter, qu'il y avait des arbitrages interministériels qui devaient être faits et que ce serait le Premier Ministre qui ferait des annonces, sans avoir d'ailleurs aucune date à leur proposer».
De nouveaux dispositifs
La ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon avait indiqué plus tôt mardi que le gouvernement allait prochainement annoncer un nouveau dispositif d'aides pour certaines professions parmi les plus touchées par la flambée des prix des carburants, tout en rejetant toujours la perspective d'une «aide universelle».
Elle avait notamment mentionné les «aides-soignantes», les «aides à domicile» et «certains agriculteurs qui font encore face à des difficultés particulières».
Moins critique, la CFDT a dit souhaiter elle aussi, à l'issue de la rencontre à Bercy, des mesures ciblées sur «les salariés les plus fragiles», notamment les aides-soignantes et les infirmières, par la voix de son secrétaire national Luc Mathieu.