Présentée par le groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale ce mercredi 8 avril, la proposition de loi visant à sortie l'Alsace de la région Grand Est a été adoptée par 131 voix contre 100.
Dix ans après la fusion des régions décidée par François Hollande et son gouvernement, l'Assemblée nationale a adopté, ce mercredi soir en première lecture, une version remaniée de la proposition de loi visant à sortir l'Alsace de la région Grand Est.
Avec 131 voix contre 100, cette proposition de loi a eu le soutien du Rassemblement national et de l'UDR d'Eric Ciotti, tandis qu'elle a été combattue par la gauche, tout en divisant le camp gouvernemental.
Dans un communiqué, le président du groupe EPR à l'Assemblée nationale Gabriel Attal a salué une première étape pour répondre à «une aspiration forte des Alsaciens», et appelé le gouvernement à inscrire le texte à l'ordre du jour du Sénat.
Un statut particulier pour l'Alsace
De leur côté, plusieurs présidents et présidentes de région ont déploré l'adoption d'une loi souffrant de «lourdes lacunes», à la suite de «débats bâclés, chaotiques et plein de confusion en séance publique».
Le texte ambitionne de faire de l'actuelle collectivité européenne d'Alsace une collectivité territoriale à statut particulier, exerçant les compétences départementales et régionales.
Pour rappel, la question de la fusion de l'Alsace avec les régions Champagne-Ardenne et Lorraine avait provoqué une levée de boucliers parmi la population, avec de nombreuses manifestations pour s'y opposer.