Après le recul du gouvernement sur le projet d’ouverture du travail le 1er-Mai, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet dénonce un an de «non-décision» et fustige un manque de concertation avec les partenaires sociaux et le Parlement.
Alors que le gouvernement de Sébastien Lecornu a renvoyé ce lundi soir sine die la loi sur le travail du 1er Mai, permettant d'élargir le travail ce jour-là en France, Yaël Braun-Pivet s’en est prise à l’exécutif. «Cette question du 1er-Mai, de permettre à nos boulangers, nos fleuristes de travailler, elle est sur la table depuis plus d'un an (...) Les gouvernements précédents avaient pris des engagements de discussion, et il ne s'est rien passé», a-t-elle dénoncé sur RTL, ce mardi 14 avril.
Ce texte, voté au Sénat, «est revenu à l'Assemblée nationale en janvier 2026, donc ce n'est pas comme si ça arrivait aujourd'hui», a-t-elle noté. Selon elle, l’exécutif «avait un an pour négocier avec les organisations syndicales» sur ce sujet sensible, sans parvenir à ouvrir un véritable cycle de concertation, estimant que les discussions auraient dû être engagées bien en amont.
«Le résultat, quand ça arrive dans l'hémicycle, patatras, ça ne se passe pas bien et on se met à négocier le vendredi soir. Mais c'est trop tard, il faut négocier avant, il faut écouter le Parlement, il faut écouter les organisations syndicales», a-t-elle insisté.
Par ailleurs cette dernière a jugé que cet échec «est symptomatique de ce qui se passe dans notre pays : on ne discute pas, on ne dialogue pas et on arrive à ce résultat-là». «Je n'en peux plus de ce pays où les gens ne se parlent pas. On ne peut pas réformer si on ne se parle pas», a-t-elle ajouté.