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Travail le 1er-Mai : Sébastien Lecornu promet «une solution» pour les artisans boulangers

Sébastien Lecornu recevra jeudi après-midi des représentants de la Confédération nationale des boulangers et boulangers-pâtissiers de France. [IAN LANGSDON/Pool via REUTERS]

Devant les sénateurs ce mercredi, lors des questions au gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis «une solution» pour que les artisans boulangers puissent travailler le 1er-Mai. 

Une thématique qui ne cesse de faire réagir. Après l’Assemblée nationale mardi, c’est au Sénat que le gouvernement a été interpellé sur le retrait de la proposition de loi permettant à certains artisans de pouvoir ouvrir le 1er-Mai.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a ainsi répondu au chef de file des sénateurs de l’Union centriste, Hervé Marseille, qui lui a demandé si les boulangers allaient pouvoir «travailler l'esprit tranquille» le 1er mai 2026, et si le gouvernement avant la présidentielle de 2027 «sera immobile et inutile» ou bien «encore utile au pays». 

«Nous allons trouver une solution négociée, sécurisante et pragmatique», a affirmé le locataire de Matignon, sans donner plus de détails. Celui-ci a également affirmé que des négociations devraient se tenir «par branche».

Selon un sondage de l'institut CSA pour CNEWS, 62% des Français sont favorables à l'élargissement de l'autorisation de travailler le 1er-Mai.

Un rendez-vous organisé jeudi 

Sébastien Lecornu recevra jeudi après-midi des représentants de la Confédération nationale des boulangers et boulangers-pâtissiers de France, en présence des ministres Jean-Pierre Farandou (Travail) et Serge Papin (Commerce, PME). 

Selon la loi, seul le 1er-Mai est un jour férié obligatoirement chômé et payé. Toutefois, le code du Travail admet aujourd'hui qu'un artisan boulanger ou un fleuriste puisse ouvrir ce jour-là, mais il doit travailler seul ou presque, avec des membres de sa famille non-salariés. A défaut, il risque une amende de 750 euros par salarié concerné et 1.500 euros si c'est un mineur. 

Le Premier ministre a repoussé lundi la proposition de loi permettant d'élargir le travail le 1er-Mai, soutenue par son parti Renaissance, la droite et l'extrême droite, mais dit qu'il souhaitait engager des discussions avec les commerces concernés. Syndicats et partis de gauche étaient vent debout contre ce texte, dont devaient bénéficier des artisans boulangers, des fleuristes et d'autres professions. Son passage en force vendredi, par une manœuvre parlementaire, avait valu à l'exécutif des menaces de censure de la gauche.

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