Sauvée par la Belgique, la France ne termine pas dernière au classement européen des déficits publics de 2025. Eurostat a publié mercredi dernier les données finances publiques.
Les prévisions étaient plus pessimistes que la réalité. Initialement, le gouvernement s’attendait à un déficit public de 5,4 % de son PIB, mais le chiffre est tombé : le déficit public de la France atteint 5,1 %, soit 152,5 milliards d’euros. Ce chiffre permet à la France d’éviter la dernière place, occupée par la Belgique avec un déficit public de 5,2 % de son PIB. Mais la France n’a pas de quoi se réjouir, elle se situe largement au-dessus de la moyenne européenne qui s’établit à 2,9 %.
Un problème structurel, pas conjoncturel
Dans une note publiée en mars dernier, le Trésor public identifie plusieurs facteurs de la situation économique actuelle de la France : «La hausse des dépenses de défense pour atteindre la norme de 2 % de l’Otan (...), l’alourdissement des charges d’intérêts de la dette (3,3 % du PIB en 2028 contre 2,4 % en 2025), ainsi que la pression du vieillissement démographique exercée sur les dépenses de santé et les pensions, aggravent le déficit public».
La France n’est pas vraiment meilleur élève en matière de dette publique. Au troisième rang, l’Hexagone affiche une dette de 115,6 % du PIB, précédé par l’Italie et la Grèce au classement. La France a augmenté sa dette de 3 points de PIB par rapport à l’année précédente. Les recettes publiques, en revanche, ont augmenté par rapport à 2024 et ont représenté 57,2 % du PIB français.

La croissance s’est poursuivie, mais à un rythme modéré. Les incertitudes géopolitiques et économiques l’ont fortement freiné. Néanmoins, le Trésor public a conclu que l’économie restait stable, malgré des fragilités structurelles pesant sur les finances publiques.