Déplorant la progression des organisations criminelles, et de leur économie parallèle, Les Républicains ont dévoilé ce jeudi une série de mesures visant à lutter contre le narcotrafic.
«Il faut aller plus loin». Alors que Bruno Retailleau s'est rendu ce jeudi matin à Nanterre (Hauts-de-Seine), Les Républicains ont esquissé les mesures de leur plan contre le narcotrafic, baptisé «état d’urgence antitrafics».
Afin d’accentuer la lutte contre «des organisations criminelles structurées» qui «défient ouvertement la République», le parti défend la mise à disposition de «moyens d’exception pour reprendre le contrôle des quartiers livrés aux trafiquants».
Trois leviers
Le plan d’action des Républicains contre les trafiquants entend s’appliquer par «l’activation simultanée de trois leviers» : le levier judiciaire, l’occupation du terrain par les forces de l’ordre et les outils administratifs.
Concrètement, les LR proposent de «définir des zones d’état d’urgence administratives et judiciaires dans certains quartiers». Mais aussi le contrôle 24h/24 et 7j/7 des entrées et sorties dans des zones considérées comme sujettes au trafic de drogue.
Ce plan souhaite également, sous contrôle du juge, «permettre des perquisitions administratives. Cette disposition rendrait ainsi possible la mise en place d’un régime de saisies administratives des avoirs et biens, y compris immatériels, comme comptes bancaires.
Enfin, la formation politique présidée par Bruno Retailleau propose, par le biais de sa stratégie, de «couper les réseaux de télécommunication cryptés».
Ce plan, qui s'inscrit dans la continuité de la loi contre le narcotrafic de juin 2025, serait présenté au Parlement, en cas de victoire en 2027. Les dispositions «ne relevant pas de la loi» seraient, quant à elles, «mises en œuvre immédiatement».
«Je veux renverser la table»
Dimanche dernier, Bruno Retailleau a été désigné candidat des Républicains pour la prochaine élection présidentielle. L’ancien ministre de l’Intérieur a promis, en réaction à cette victoire, «d’aller jusqu’au bout», alors que certains membres de son parti plaident toujours en faveur d’une primaire de la droite et d’une ouverture vers le centre.
Dans un entretien accordé à nos confrères du Parisien, ce mercredi, Bruno Retailleau a indiqué vouloir «renverser la table». «Notre pays est au bord du gouffre, mais il n’y a pas de fatalité», a-t-il analysé, déplorant «l’appauvrissement des Français» et «l’ensauvagement de la France».
Déclarant vouloir «porter une espérance», Bruno Retailleau a assuré que la «radicalité» qu’il revendique ne «vise pas à détruire, mais à construire quelque chose de neuf».