Comme de nombreuses communes françaises, la commune de Franconville a été touchée, ce samedi soir, par des violences urbaines après le sacre du PSG en Ligue des Champions. En réponse, la municipalité entend durcir sa politique en engageant des procédures d’expulsion et en infligeant des amendes.
Une nuit de liesse émaillée d’incidents. Le Paris Saint-Germain (PSG) a remporté ce samedi 30 mai sa deuxième étoile après s’être imposé aux tirs au but face à Arsenal en finale de Ligue des Champions. Bien que le match se soit disputé à Budapest, en Hongrie, la joie des supporters parisiens a été constatée partout en France, du nord au sud.
Toutefois, et comme chaque célébration, des incidents ont été observés, notamment à Franconville. Dans cette commune du Val-d’Oise, des dizaines de délinquants, «parfois très jeunes», se sont attaqués aux policiers à coups de mortiers, de projectiles et de cocktails Molotov, selon le maire LR Xavier Melki.
Grâce aux policiers municipaux et nationaux engagés et aux opérateurs vidéo déployés, un individu âgé de 14 ans a été interpellé après avoir commis au moins trois actes de délinquance en à peine 40 minutes. Toutefois, cet individu «a été aussitôt remis en liberté, libre de retourner auprès de ses amis délinquants, dans l’attente d’une éventuelle convocation ultérieure», selon l’édile qui a dénoncé «une décision incompréhensible».
14 ans
22h38: 1er jet de cocktail molotov
22h47: 2nd jet
23h15: jets de pierre
(Sur les forces de l'ordre)
Identifié par les opérateurs vidéo, interpellé par la police municipale, il est laissé libre.
C'est insupportablehttps://t.co/xgflfRV0ac#Franconville#PSGpic.twitter.com/QbqlLLHN3y— Xavier MELKI (@xaviermelki) May 31, 2026
Mais le maire de Franconville ne compte pas en rester là. Dans une publication sur son réseau social Facebook, l’édile a expliqué que «pour chaque dégradation de mobilier urbain ou d’un bien public, la commune adressera la facture à son auteur et, s’il est mineur, à ses parents». De plus, une plainte sera déposée par la commune pour chaque infraction constatée.
«les auteurs devront répondre de leurs actes»
Plus encore, si certains mis en cause occupent un logement social, «les procédures d’expulsion seront rapidement engagées avec les bailleurs sociaux». Et concernant le parc privé, la même initiative sera engagée auprès des bailleurs. «Un logement, même privé, impose des devoirs contractuels, à commencer par celui de demeurer paisiblement dans son environnement», a écrit le maire Xavier Melki.
Et de poursuivre : «si les auteurs de ces violences devront répondre de leurs actes, les décisions de justice prises à leur encontre devront, quant à elles, être assumées».
Sur l’ensemble du territoire national, 780 personnes ont été interpellées dont 457 placées en garde à vue. Il s’agit d’un chiffre en hausse de 32% par rapport à l’an dernier, selon les dernières données dévoilées par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
A Paris, les stigmates de ce déchaînement de violences étaient encore visibles dans de nombreux arrondissements de la capitale, où les agents municipaux s'affairaient à nettoyer des rues jonchées de débris en tout genre.