Ce lundi 1er juin au château de Versailles, est organisé le 9e sommet «Choose France». Portée par l'intelligence artificielle et les infrastructures de données, cette grand-messe de l'attractivité tricolore va totaliser un montant record.
Une somme colossale. Alors que se tient ce lundi 1er juin le 9e sommet «Choose France», Emmanuel Macron, a annoncé des investissements étrangers en France pour un montant global «record de 93 milliards d'euros», permettant de créer «plus de 15.000 emplois».
Ce montant correspond à 71 annonces faites en lien avec ce sommet voulu par le chef de l'Etat pour attirer les investissements étrangers. Il intègre les 45 milliards d'euros promis ce week-end, d'ici à 2031, par le géant japonais des technologies SoftBank, pour un projet colossal de centres de données dans les Hauts-de-France.
Portée par les énormes montants liés à ces projets, cette édition dépasse donc à elle seule les promesses d'investissements cumulées des huit précédents Choose France, qui s'élevaient à 87 milliards d'euros.
«Cette édition de Choose France à elle seule va permettre de cristalliser un montant record de 93 milliards d'euros d'investissement confirmés, pour plus de 15.000 emplois. C'est évidemment de très loin une édition record et c'est historique», s'est félicité le président français, au côté du directeur général de SoftBank, Masayoshi Son, avant le sommet de Versailles prévu dans l'après-midi.
un campus numérique évoqué en île-de-France
Pour atteindre ces 93 milliards d'euros, plusieurs pays n'ont pas hésité à sortir le chéquier pour investir dans l'Hexagone. L'américain Salesforce, spécialisé dans la distribution de logiciels de gestion et dans l'informatique à distance, a annoncé un investissement de 2 milliards de dollars en France d'ici à 2030 dans un pôle dédié à l'intelligence artificielle à Paris et pour soutenir des initiatives dédiées à l'éducation et au développement de compétences dans l'IA.
La société d'investissement Ardian et la plate-forme nordique de centres de données Verne, qu'elle contrôle, ont annoncé le développement «d'un campus d'infrastructures numériques» en Ile-de-France, pour un montant «pouvant atteindre 5 milliards d'euros», sans échéance précise.
La start-up américaine d'analyse de données et d'IA Databricks a indiqué vouloir investir plus de 300 millions de dollars d'ici à 2028 pour porter ses équipes en France à plus de 400 salariés et former plus de 40.000 personnes à l'utilisation des outils d'IA sur les trois prochaines années.
Plus modeste, le groupe taïwanais Foxconn devrait, lui, investir 120 millions d'euros à Angers pour lancer une ligne de production de cartes mères dédiées à l'IA, en partenariat avec le spécialiste français des supercalculateurs Bull. Le groupe taïwanais posera aussi la première pierre de son projet d'usine d'assemblage de semi-conducteurs dans la région de Bordeaux, avec les français Thales et Radiall, annoncée lors du Choose France de 2025.
Le groupe sidérurgique Marcegaglia (Italie) investira 600 millions d'euros de plus dans son projet de production d'acier primaire décarboné à Fos-sur-Mer, dans le sud de la France. Le montant total atteindra ainsi environ 1,2 milliard d'euros.
L'énergéticien portugais EDP prévoit 1,3 milliard d'euros de nouveaux investissements d’ici à 2030 pour des projets éoliens, solaires, de stockage par batteries et d'infrastructures de réseau.
L'Allemand Enertrag consacrera 1,1 milliard d'euros d'ici à 2030 dans «de nouvelles infrastructures énergétiques» avec là aussi «de nouvelles capacités renouvelables et de stockage par batteries».
l'agroalimentaire et la pharma pas en reste
Le groupe agroalimentaire Mars investira 100 millions d'euros sur plusieurs sites pour «moderniser les infrastructures, augmenter les capacités de production, réduire l'empreinte environnementale et améliorer la performance opérationnelle et logistique».
Le groupe italien Ferrero consacrera 60 millions à son site de Villers-Ecalles (Normandie), ainsi qu'à l'usine de Nieppe (Hauts-de-France), pour une ligne de production dédiée au lancement d'un nouveau produit : Nutella Cookies.
Le groupe suisse Sandoz annonce un investissement supplémentaire d’environ 150 millions d'euros d’ici à 2034 pour augmenter les capacités de production de son site de Toulouse, dédié au développement et à la production de médicaments biosimilaires.
Le laboratoire britannique GSK «annonce un investissement additionnel de près de 140 millions d'euros», consacrés pour moitié à la R&D et pour moitié au «renforcement des sites d’Évreux, Mayenne et Saint-Amand-les-Eaux».
Le spécialiste suisse des traitements anti-allergie Stallergenes Greer investira 125 millions d'investissements d'ici à 2030 pour renforcer son outil industriel en région parisienne.