Après les violences et débordements qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des champions, un sondage de l’Institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD paru ce mercredi 3 juin, met en avant que 85% des Français sont favorables à l’utilisation de la reconnaissance faciale pour identifier les casseurs.
Un usage de la technologie qui fait presque l'unanimité. 85% des Français sont favorables à l’utilisation de la reconnaissance faciale pour identifier les casseurs lors d’actes de violences urbaines, selon un sondage* de l’Institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD paru ce mercredi 3 juin.

Le sujet de l’identification des casseurs est revenu sur le devant de la scène après les violences qui ont explosé à Paris mais également sur l’ensemble du territoire à la suite de la victoire du PSG face à Arsenal lors de la finale de la Ligue des champions le 30 mai dernier.
Certains politiques, comme le candidat à la présidentielle Bruno Retailleau, ont prôné le recours à la reconnaissance faciale afin d’identifier les casseurs qui n’auraient pas pu être interpellés lors des faits et qui agissent à visage découvert et vont pour certains jusqu’à se mettre en scène sur les réseaux sociaux.
Une homogénéité sociale
Cette technique, déjà très largement utilisée au Royaume-Uni, qui ne limite pas l’utilisation de la reconnaissance faciale à la seule lutte contre le terrorisme, séduit donc une majorité des Français.
Les résultats de l’étude montrent une certaine homogénéité sociale face à la question du recours à cette technologie pour dans des cas précis.
De très légères différences apparaissent toutefois en fonction de l’âge de ces derniers et de leur catégorie socio-professionnelle. Ainsi, 85% des moins de 35 ans souhaitent l’utilisation de la reconnaissance faciale contre 83% des 35-49 ans, 86% des plus de 50 ans et 88% des 65 et plus.
Du point de vue des catégories socio-professionnelles, les résultats mettent en lumière que 87% des sondés appartenant aux CSP- souhaitent l’utilisation de ce système d'identification pour reconnaître les casseurs, contre 85% pour les CSP+ et 84% pour les inactifs.
Une disparité politique
Sur le volet politique, les disparités se font plus grandes. Néanmoins, l’ensemble des sondés, quelle que soit leur appartenance politique, se montrent majoritairement en faveur de l’utilisation de la reconnaissance faciale.

Les sondés proches de la France insoumise et des Ecologistes sont ceux qui présentent les taux d’adhésion les plus faibles, avec respectivement 57% et 69% de réponses favorables. Un taux très loin derrière celui des sondés se réclamant du Parti socialiste (82%).
A droite, l’adhésion des sondés est quasi-intégrale. En effet, les sondés soutenant les Républicains sont 96% à souhaiter le recours à ce dispositif pour identifier les casseurs et 93% pour ceux proches du Rassemblement national.
Enfin, les sondés se réclamant du parti présidentiel Renaissance, dont les résultats se rapprochent généralement de la moyenne nationale, sont pour cette question, ceux qui sont les plus favorables, avec un taux d’adhésion de 98%.
* Sondage réalisé les 2 et 3 juin par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon national représentatif de 1.006 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.