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Des «menaces lourdes» sur la présidentielle : Sébastien Lecornu intime de rester vigilant face aux risques d'ingérences étrangères

Sébastien Lecornu a affirmé qu'il allait faire «des propositions» à toutes les formations politiques . [STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué ce jeudi des «perspectives de menaces lourdes» d'ingérences étrangères sur l'élection présidentielle de 2027, estimant que «l'ensemble de la classe politique» peut être concernée.

Un chef de gouvernement inquiet. Ce jeudi, Sébastien Lecornu a réuni l'ensemble de la classe politique afin de faire état des ingérences électorales identifiées lors des dernières élections municipales et d’identifier les risques pour les prochains scrutins.

Le risque d'ingérence «a été significatif sur les municipales, sans effet majeur», ce qui «laisse à entrevoir les perspectives de menaces lourdes sur l'élection présidentielle», a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse consacrée à ce thème à l'issue de cet échange. 

Si certaines formations politiques ont été «concernées de manière ciblée» pendant les scrutins municipaux, «l'ensemble de la classe politique peut être concerné», a-t-il estimé. Sébastien Lecornu a affirmé qu'il allait faire «des propositions» à toutes les formations politiques et aux présidents de groupes parlementaires pour «tester le degré de compromis ou de consensus possible».

Un projet de loi à venir ?

Un projet de loi contre les ingérences étrangères, annoncé par Emmanuel Macron en avril, «pourrait être injecté dans l'agenda parlementaire de l'automne», a laissé entendre Sébastien Lecornu. 

Le chef du gouvernement était accompagné de ses ministres Laurent Nuñez (Intérieur), Catherine Vautrin (Armées) et Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères), les patrons des services de renseignement extérieur et intérieur (DGSE et DGSI), le Secrétaire général de la Défense et de la sécurité nationale (SGDSN) et des représentants de Viginum, service de lutte contre les manipulations en ligne. Cette réunion sera suivie d'une conférence de presse.

Le gouvernement français a été confronté récemment à plusieurs affaires d'ingérences potentielles. Le parquet de Paris a ouvert fin mai une enquête sur la possible ingérence d'une entreprise israélienne aux dépens de candidats Insoumis aux élections municipales, Sébastien Delogu à Marseille, François Piquemal à Toulouse et David Guiraud à Roubaix. Viginum avait alerté sur une «campagne malveillante, impliquant un acteur localisé à l'étranger, qui est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation».

Cette campagne de dénigrement aurait été opérée depuis Israël. Sébastien Lecornu a affirmé jeudi que le «commanditaire» n'est pas connu, évoquant la possibilité d'une «forme de mercenariat numérique».

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