La préfecture de police de Paris a décidé d’interdire le concert que souhaitait organiser La France insoumise le 21 juin prochain, jour de la Fête de la musique, place de la République. Le mouvement avait été accusé de faire de la «récupération politique».
Un événement qui agite la classe politique. Ce dimanche 21 juin, jour de la Fête de la musique, La France insoumise souhaitait l’organisation d’un concert, installé place de la République, à Paris. Cet événement a cependant été interdit par la préfecture de police de Paris ce mercredi.
«Cette décision de dernière minute, prise sous la pression de groupes et d’individus se déclarant publiquement politiquement hostiles à La France insoumise, est un scandale démocratique grave en période électorale», a dénoncé Jean-Luc Mélenchon sur X.
Le candidat à la présidentielle a accusé Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), et Ariel Weil, maire socialiste de Paris Centre, qui regroupe les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements de la capitale, d’être responsables de cette décision. Jean-Luc Mélenchon a ajouté qu'il ferait appel de cette décision.
Pourtant prévenu depuis le mois d'avril, le préfet de Police de Paris vient de prononcer un arrêté d’interdiction du concert gratuit des Insoumis, place de la République, à la demande du président du CRIF Yonathan Arfi et du maire PS de l’arrondissement Paris Centre.
Cette… https://t.co/kIP2piC95a— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) June 17, 2026
Une forme de «récupération»
À la suite de l’annonce de ce concert, le mouvement avait été accusé de faire de la récupération politique. «Il n’est pas possible de récupérer la Fête de la musique à des fins politiques. Et compte tenu des foules qui seront dans la rue pour danser et chanter, c’est un danger pour l’ordre public et la sécurité alors que les forces de police seront mobilisées dans tout Paris», avait déploré Ariel Weil, ce lundi sur ses réseaux sociaux.
Depuis son entrée en campagne, La France insoumise a accentué sa stratégie de communication envers les jeunes, allant jusqu’à «surfer» sur certains événements. La formation politique a notamment lancé une collection de maillots, proches de ceux de l’équipe de France, au flocage «Mélenchon 27». Une décision mûrement réfléchie, alors que les Bleus ont entamé leur Coupe du monde de football ce mardi, qui est cependant pointée du doigt par de nombreux opposants et adversaires.