Les 10 concerts à ne pas rater en février à Paris

Dans son album Brighter Wounds, Son Lux, alias Ryan Lott, livre une écriture marquée par ses expériences personnelles.[©SonLux]

Les mélomanes sont gâtés en février. Avec une série de concerts incontournables et des artistes surchauffés, la musique va battre son plein à la capitale. Une programmation éclectique, du plus populaire au moins connu, mais à découvrir de toute urgence.

Indochine

Mythique, culte et multigénérationnel, Indochine poursuit la tournée de son dernier album porte bonheur. Le groupe phare de la scène française des années 1980 revient sur la scène avec 13, un projet sans retour en arrière mais avec un héritage réexploité, qui tend vers l’électro comme dans Karma Girls.

On retrouve des synthétiseurs pétulants, une batterie très présente et toujours la puissance rock incarnée par la guitare. Portée par la voix légendaire de Nicola Sirkis, désormais le seul membre original de groupe, les quinze morceaux qui composent l’album sont urbains, ancrés dans l’actualité et ténébreux comme Kimono dans l’ambulance.

Indochine, le 16 févrer, AccorHotels Arena (12e).

Garçons

Trois femmes habillées en garçons. Le trio Zaza Fournier, Cléa Vincent et Chloé Lacan se glisse dans la peau de leur homologue masculin et revisite avec humour les chansons françaises des années 1950 à 1970. Avec leur comédie musicale Garçons, les jeunes femmes jouent avec les ombres, les voix et les genres.

Elles interprètent autant les tubes d’Eddy Mitchell, Léo Ferré, Philippe Lavil, ou encore Serge Reggiani avec Ma fille. Puis, avec un clavier léger et les cordes d’un yukulele, les trois «garçons» se passent le fardeau des chagrins d’amour avant d’exécuter un petit air latino de Dario Moreno, Eso es el amor, pour le côté exotique.

Garçons, le 7 février, Café de la Danse (11e).

Juliette Armanet

C’est l’une des figures de proue de cette nouvelle garde d’artistes français. Avec son premier album, Petite Amie, nominé aux prochaines Victoires de la musique, Juliette Armanet donne un nouveau souffle à la pop française. A mi-chemin entre un Michel Berger et France Gall, son projet est un hymne à la variété.

Accompagnée de son éternel partenaire, de son piano et de petites guitares nerveuses, l’artiste fait preuve d’une maîtrise sans faille. Quant au chant, il est à la fois tonique et fluide. Réalisé par Pablo Padovani, son nouveau clip, LIndien, est une flèche en plein cœur dont on ne se lasse pas.

Juliette Armanet, le 7 février, Le Trianon (17e).

Pierre Lapointe

Le québécois présente un nouveau spectacle sensible et imprégné d’humanité. Auteur et compositeur, Pierre Lapointe jongle entre chansons françaises et orchestrales façon Steve Reich. Dans La science du cœur, l’artiste livre un rapport sans artifice sur les méandres du sentiment amoureux. Une performance à cœur ouvert où il fait rimer les mots et les images.

Avec son titre éponyme Sais-tu vraiment qui tu es, le songwriter n'hésite pas à sous-titrer les images de son clip inspirées des années 1940. Tantôt cru dans Qu’il est honteux d’être humain, tantôt émouvant dans Le retour d’un amour, Pierre Lapointe entraîne ses auditeurs dans son univers avec un romantisme novateur et sans détour.

Pierre Lapointe, le 13 et 14 février, La Cigale (18e).

MGMT

MGMT a encore frappé fort. Réputé pour son look haut en couleur et ses musiques décapantes, le duo américain est attendu au tournant avec son nouvel album. Avec Little Dark Age, le groupe lance une production tournée vers le post-punk et la new wave, très années 1980.

Mais on retrouve toujours une veine électro, ancrée dans un décor psychédélique et planant. Depuis leur premier opus culte, Oracular Spectacular en 2007 , Andrew Van Wyngarden et Ben Goldwasser ont prouvé qu’ils avaient leur place sur la scène internationale et une inspiration presque inépuisable. Leur nouveau clip en témoigne.

MGMT, le 5 février, La Cigale (18e).

The Soft Moon

The Soft Moon ou le renouveau du mouvement post punk. Mené par Luis Vasquez, le groupe sort un quatrième album, baptisé Criminal, aux nuances obscures et denses.

De Burn, un son post punk percutant, à l’inquiétant It Kills, en passant par la ballade de Give Something, plus personnel, on retiendra la basse charbonneuse et les guitares de fibres nerveuses. Chaque morceau est traversé par une certaine colère, de l’anxiété et des peurs, que l’artiste exprime sans filtre au fil de ce nouveau projet incisif et brut.

The Soft Moon, le 14 février, Le Trabendo (19e).

Pépite

C’est une véritable odyssée musicale. Composé de Thomas au chant et d’Edouard à la production, Pépite est une vraie bouffée d’air frais. Inspiré par l’amour et la rêverie, le duo écrit ses textes au grès des vagues, entre chanson française nostalgique et pop synthétique.

Orchestré par ces deux aventuriers du sentiment, le premier EP Les Bateaux résonne comme un carnet de voyage. On entend des balades, des solos de guitare romantiques, mais aussi des synthés colorés. Le morceau Dernier voyage dévoile quelques notes psychédéliques, là où Eviter les naufrages berce les esprits dans la mélancolie.

Pépite, le 18 février, La Maroquinerie (20e).

Galantis

La Suède frappe fort en matière de musique électronique. Avec Get Lucky, No Money ou encore How Deep is Your Love, on ne présente plus Galantis. Le duo suédois a connu une ascension fulgurante grâce à une discographie qui mêle un ton léger, explosif et coloré.

Leur deuxième album, baptisé The Aviary, ne se contente pas d’être une simple redite du précédent, le tandem Christian Karlsson et Linus Eklöw va encore plus loin en explorant un large spectre de l’électro. On retiendra quelques titres comme Salvage, Tell Me You Love Me ou encore True Feeling, un concentré de bonne humeur.

Galantis, le 10 février, Elysée Montmartre (18e).

Franz Ferdinand

Le rock anglais fait son grand retour. Dorénavant séparés de leur guitariste légendaire Nick McCarthy, les Écossais de Franz Ferdinand sont attendus de pied ferme avec leur cinquième album futuriste et naturel, intitulé Always Ascending.

Tout en restant aussi rock'n'roll qu’avant, leur production admet quelques sonorités électro jouées par le producteur Julian Corrie. Pour faire patienter le public, Franz Ferdinand a dévoilé un nouveau single, lui aussi intitulé Always Ascending, à la fois expérimentale, funky et entraînant.

Franz Ferdinand, le 27 février, Le Zénith (19e).

Son Lux

C’est un musicien et un compositeur de luxe. Après avoir débuté en tant que producteur de musique de film, Ryan Lott se lance dans un projet solo électro-pop sous le nom de Son Lux. Désormais accompagné du batteur Ian Chang et du guitariste Rafiq Bhatia, il sortira son nouvel album Brighter Wounds courant février.

En attendant, le trio américain a partagé deux premiers extraits, Dream State et Slowly, dont le clip vidéo est tourné en noir et blanc par Alex Cook. Les mélodies sont cosmiques, les arrangements soignés et la voix lunaire.

Son Lux, le 19 Février, La Cigale (18e).

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