Pokémon, un succès transgénérationnel

Dix-huit années séparent la première génération de Pokémon sur Game Boy de la dernière sur Nintendo 3DS. Dix-huit années séparent la première génération de Pokémon sur Game Boy de la dernière sur Nintendo 3DS.[© n.cailleaud pour Direct Matin]

Dix-huit ans après son lancement au Japon, Pokémon a acquis le statut de jeu vidéo star dans le monde entier. Aujourd’hui, qui ne connaît pas Pikachu et ses amis ? L’arrivée ce vendredi de deux épisodes, Saphir Alpha et Rubis Oméga sur Nintendo 3DS, promet de raviver le phénomène.

 

Un succès qui dépasse désormais les cours de récré. En effet, la moyenne d’âge des joueurs de Pokémon est de plus de 30 ans, selon Nintendo.

Au total, plus de 260 millions d’unités se sont écoulées à travers la planète, les films et séries d’animation (800 épisodes) fédèrent des millions de spectateurs, tandis que les produits dérivés (peluches, vêtements, cartables…) génèrent des milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Pokémon compte parmi les licences les plus rentables.

 

Un principe de jeu très addictif

A ses débuts pourtant, personne ne pariait sur ce petit jeu sorti en 1996 sur un Game Boy vieillissante. Mais la catch-phrase "attrapez-les tous !" s’est vite répandue chez les jeunes joueurs jusqu’à intriguer les parents.

Car Pokémon repose sur un principe terriblement addictif : la collectionnite aiguë. Dans la peau d’un dresseur, il faut attraper et élever le plus de Pocket Monsters (monstres de poche).

Tous ont leurs forces et leurs faiblesses et doivent s’affronter dans des joutes qui restent bon esprit.
 

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© pokemon company - nintendo

Un jeu vidéo social

En France, le succès du jeu est bien ancré. Le Pokémon Center éphémère à Paris en juin dernier a accueilli des milliers de fans. Nadine, 51 ans, professeur des écoles et rédactrice en chef de pokebip.com, s’en sert même dans ses cours. 

"C’est devenu une référence culturelle, aui même titre que Mickey ou Tintin, pour intéresser les élèves et leur faire découvrir par exemple l’étymologie des mots par le biais des noms de ces créatures."

Le jeu combine plusieurs niveaux de lecture. "D’abord, c’est le premier titre social de l’histoire du jeu vidéo, puisqu’il incitait les enfants à en rencontrer d’autres pour s’échanger des Pokémon en connectant leurs consoles", rappelle-t-elle.

"Il est aussi politiquement correct puisqu’il est présenté comme un sport." Pokémon bénéficie même du statut de seul jeu vidéo approuvé par le Vatican pour "les valeurs d’amitié qu’il inspire". Enfin, il possède une dimension stratégique pointue digne d’une partie d’échecs.
 

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