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Ferrari : coque en carbone, système électronique inspiré des voitures… tout savoir sur «l’Hypersail», le voilier géant du constructeur automobile

La coque du bateau vient d'être terminée à Pise. [Ferrari S.p.a.]

Le constructeur automobile Ferrari a fait savoir ce mardi 21 avril qu’il va mettre à l’eau avant la fin de l’année 2026 un voilier volant en carbone, appelé «Hypersail» et conçu notamment pour battre des records autour du monde. 

C’est une grande nouveauté pour la marque italienne d’automobile. A l’occasion du Milan Design Week, qui a débuté ce mardi 21 avril et qui doit se poursuivre jusqu’au 26 avril prochain, le constructeur automobile Ferrari affiche une grande nouveauté : un voilier volant en carbone appelé «Hypersail».

Le but affiché par Ferrari est clair : mettre à l’eau cet immense monocoque jaune et noir, long de 30 mètres, avant de la fin de l’année 2026 afin de battre des records autour du monde, a indiqué le constructeur automobile dans son communiqué. Pour y arriver, Ferrari se base sur «l’expérience acquise en course automobile».

40 à 50 nœuds 

Et tout a été pensé jusqu’au moindre détail. En effet, avec sa coque en carbone, il va se percher sur de grands ailerons pour atteindre 40 à 50 nœuds (92 km/h) avec une dizaine de marins à bord, comme les voiliers de la coupe de l'America.

Mais contrairement aux bateaux participant à la plus vieille compétition sportive du monde, l'«Hypersail» a été pensé pour les traversées au long cours, ont indiqué ses concepteurs lors d'une conférence de presse dans la boutique milanaise de Ferrari. 

Un Français impliqué dans la conception du voilier

«C'est un bateau qui est fait pour tenir des moyennes à 50 nœuds (...), qui est fait pour aller dans les mers du Sud aussi», a commenté Guillaume Verdier, architecte naval français très demandé qui a été recruté pour ce défi par John Elkann, le président de Ferrari.

La coque du bateau vient d'être terminée à Pise, au nord de l'Italie. Le pont va être presque entièrement couvert de panneaux solaires (pour un total de 100 mètres carrés) en mesure de faire bouger les ailerons asymétriques, et recouverts eux-mêmes d'une couche de matériau antidérapant, pour permettre aux marins de s'y déplacer.

L'énergie produite (20 kilowatts) alimentera aussi un système électronique complexe, inspiré des voitures Ferrari, et capable potentiellement de piloter automatiquement le voilier, a expliqué Enrico Voltolini, l'ingénieur qui a remplacé récemment la star italienne de la voile Giovanni Soldini à la tête du projet.

«Les Français ont toujours été pionniers dans le tour du monde, sur les océans», a lancé Enrico Voltolini, ajoutant que «Nous, les Italiens, Méditerranéens, sommes restés plus près des côtes. Mais avec l'aide d'un Français qui a dessiné le bateau, nous avons l'intention de les battre». 

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