Chaque année, le mois de mai s’accompagne de son lot de jours fériés. De nombreux parents sont alors tentés de faire manquer l’école à leurs enfants pour bénéficier de week-ends prolongés. Mais attention, cela n'est pas sans conséquence.
Fête du travail, célébration du 8-Mai, Ascension... Comme chaque année, le mois de mai regorge de jours fériés. En 2026, au moins trois d'entre eux tombent en pleine semaine, sur des jours travaillés, et donc d'école pour les enfants. Si l'idée d'un week-end prolongé peut faire surface, attention toutefois, car faire rater l'école à ses enfants est interdit, sous peine de sanctions.
Ce calendrier pose un dilemme classique : peut-on profiter de ces jours fériés - le 1er et le 8 mai tombent cette année un vendredi - pour organiser un week-end prolongé, en faisant le pont ? Si la tentation est grande, toute absence injustifiée d’un enfant à l’école reste interdite, sauf rares exceptions.
Une seule dérogation existe toutefois : le pont de l’Ascension (cette année autour du jeudi 14 mai) est autorisé par le calendrier scolaire, selon un arrêté du 7 décembre 2022.
quatre motifs d'absence acceptés
L'école est obligatoire pour tous les enfants âgés de 3 à 16 ans. Cela implique que les élèves doivent assister à l'intégralité des heures de cours prévues par leurs emplois du temps. L'article L.131-8 du Code de l'Éducation autorise néanmoins quatre motifs d'absence : maladie, mariage (ou enterrement), problème accidentel de transport, ou déplacement exceptionnel avec les parents.
Dans le détail, l'enfant peut être absent s'il «est malade ou l'un de ses proches est contagieux, si la famille doit se réunir pour un événement solennel tel qu'un mariage ou un enterrement, si l'absence est causée par un problème accidentel de transport ou parce que l'enfant doit suivre ses représentants légaux, pour tout déplacement hors vacances scolaires».
Toute autre raison d'absence peut être examinée par les services de l'Éducation nationale afin d'être considérée comme valable ou injustifiée. À noter que toute absence, quelle qu'en soit le motif, doit être impérativement signalée. Si l'absence est prévisible, il est nécessaire d'en informer l'établissement scolaire le plus à l'avance possible.
des sanctions qui peuvent coûter cher
Dès la première heure d’absence sans excuse légitime, l’enfant peut être convoqué par le CPE, s'il est au collège ou au lycée, ou par son enseignant et le directeur de l’école, s’il est en classe élémentaire. Le directeur de l'établissement scolaire est alors en charge d'avertir le directeur académique des services de l'Éducation nationale. Celui-ci contacte les parents afin de leur donner un «avertissement».
À partir de quatre demi-journées d’absence non justifiées dans le mois, l’équipe éducative de l’enfant se réunit. Le but : comprendre les raisons de son absentéisme et mettre en place des mesures d’accompagnement pour l’enfant et ses parents, afin de les encourager à être assidus.
Au delà de dix demi-journées d'absence dans le mois, soit cinq jours complets, les représentants légaux de l'enfant sont convoqués pour une réunion avec l'ensemble du corps éducatif. Un dispositif d’aide et d'accompagnement est alors mis en place sous forme de contrat.
Si l'absentéisme continue après «l'avertissement» du directeur, celui-ci est en charge d'informer le procureur de la République. Les parents risquent alors 750 euros d'amende. Si les absences répétées compromettent l'éducation des enfants, ils peuvent écoper d'une peine allant jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.