Une rencontre Porochenko-Poutine-Merkel-Hollande le 15 janvier

Le président ukrainien Piotr Porochenko (c) s'entretient avec le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel, lors de l'anniversaire du Débarquement le 6 juin 2014 au Chateau de Benouville. [Saul Loeb / AFP]

Le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé une rencontre le 15 janvier à Astana (Kazakhstan) avec la chancelière allemande Angela Merkel et les présidents français François Hollande et russe Vladimir Poutine pour discuter du conflit dans l'est de l'Ukraine.

 

"Mon année diplomatique commence le 15 janvier avec une rencontre à Astana dans le format dit de Normandie", a déclaré M. Porochenko au cours d'une conférence de presse.

"Les ministres des Affaires étrangères des pays du format de Normandie ont été chargés d'élaborer l'ordre du jour et les projets de décisions pour ce sommet", a-t-il poursuivi.

L'agence russe Tass a pour sa part cité une source diplomatique qui a confirmé qu'une telle rencontre aura bien lieu, mais que la date du 15 janvier n'est qu'une des dates envisagées.

La première rencontre dans ce format est survenue en marge des cérémonies de commémoration du Débarquement début juin en Normandie et la deuxième lors d'un sommet à Milan en octobre.

Les quatre dirigeants se parlent régulièrement au téléphone pour tenter de trouver une solution au conflit dans l'est séparatiste prorusse de l'Ukraine qui a fait plus de 4.700 morts depuis avril.

A l'issue d'un de ces entretiens il a été décidé d'organiser deux rencontres à Minsk le 24 et le 26 décembre entre Kiev et les rebelles avec la participation de la Russie et de l'OSCE.

Après des négociations "difficiles" le 24 décembre, les parties sont tombées d'accord sur un échange massif de prisonniers qui a eu lieu pendant le week-end, mais les pourparlers sont depuis au point mort.

Le président Porochenko a souligné lundi que le conflit dans l'Est était "artificiel" et "apporté de l'extérieur par des agresseurs et des occupants qui doivent s'en aller" dans une claire allusion à la Russie.

Selon lui, deux choses permettraient de résoudre ce conflit: "la fermeture des frontières" et "le retrait des troupes étrangères".

Accusé par Kiev et les Occidentaux d'armer les rebelles dans l'Est et d'y avoir déployé des troupes, Moscou dément toute implication dans ce conflit. 

Selon l'armée ukrainienne, jusqu'à 10.000 soldats russes se trouvent toujours dans l'est de l'Ukraine. 
 

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