Les Etats-Unis placent trois jihadistes français sur la liste noire de "terroristes"

Un drapeau du groupe Etat islamique dans le district de Daquq, au sud de Kirkouk, le 11 septembre 2015 en Irak [Marwan Ibrahim / AFP/Archives] Un drapeau du groupe Etat islamique dans le district de Daquq, au sud de Kirkouk, le 11 septembre 2015 en Irak [Marwan Ibrahim / AFP/Archives]

Les Etats-Unis ont ajouté mardi à leur liste noire de "combattants terroristes" trois jihadistes français, dont une femme, accusés d'avoir rejoint les rangs de Daesh.

 

Parmi eux figure Maxime Hauchard, un jeune converti normand qui a été identifié fin 2014 comme l'un des bourreaux du groupe EI et qui a été filmé à visage découvert alors qu'il participait à une exécution de prisonniers syriens.

Le département d'Etat et le Trésor américain ont également sanctionné Emilie Konig, qui se serait rendue en 2012 en Syrie pour combattre aux côtés du groupe Etat islamique. Elle aurait également "ordonné à des individus d'attaquer des institutions gouvernementales françaises", indiquent les autorités américaines dans leur communiqué.

Troisième Français de la liste, Peter Cherif est le combattant le plus ancien. Arrêté une première fois en Irak en 2004 alors qu'il combattait dans les rangs d'Al-Qaïda, il s'est ensuite évadé d'une prison irakienne en mars en 2007 avant de rejoindre la Syrie, selon les communiqués des deux ministères américains.

Grab vidéo tiré d'une vidéo diffusée par le média islamiste al-Furqan le 16 novembre 2014 montrant le Français Maxime Hauchard [- / AL-FURQAN MEDIA/AFP/Archives]
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Grab vidéo tiré d'une vidéo diffusée par le média islamiste al-Furqan le 16 novembre 2014 montrant le Français Maxime Hauchard
 

 

Extradé par la suite en France, il y a été incarcéré pendant 18 mois avant de fuir le pays pour se rendre au Yémen alors qu'il était en attente de son procès, selon le département d'Etat.

Au total, les Etats-Unis ont ajouté mardi à leur liste noire 35 personnes et organisations accusées de soutenir le groupe Etat islamique, qui a pris le contrôle de pans de territoire en Irak et en Syrie. Les autres "combattants étrangers" sanctionnés viennent aussi bien de Grande-Bretagne que de Russie ou du Tadjikistan.

Cette diversité "souligne l'ampleur du défi posé par les combattants terroristes étrangers à la communauté internationale", a indiqué le département d'Etat dans son communiqué.

Aux termes de ces sanctions, les personnes et organisations visées voient leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés.

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