Crash en Egypte : pas de signe d'un acte terroriste "pour l'instant" selon Washington

Le chef du renseignement américain James Clapper le 10 septembre 2015 à Washington [SAUL LOEB / AFP/Archives] Le chef du renseignement américain James Clapper le 10 septembre 2015 à Washington [SAUL LOEB / AFP/Archives]

Le chef du renseignement américain James Clapper a indiqué lundi à Washington qu'il n'y avait "pas de signe pour l'instant" qu'un acte terroriste était à l'origine du crash d'un avion russe dans le Sinaï.

Le directeur national du renseignement (DNI) James Clapper a estimé également "improbable" que Daesh ait les moyens d'abattre un avion commercial en vol, ajoutant toutefois qu'il ne pouvait pas pour autant "l'exclure" complètement. L'Airbus A321-200 de la compagnie charter russe Metrojet s'est écrasé samedi à l'aube dans le Sinaï, après avoir décollé de la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh à destination de Saint-Pétersbourg.

"Daesh a revendiqué" ce crash a poursuivi M. Clapper, en référence aux affirmations de la branche égyptienne de Daesh qui a indiqué avoir agi en représailles à l'intervention russe en Syrie. "Mais nous ne savons vraiment pas" si les jihadistes ultra-radicaux sont impliqués, a-t-il poursuivi. "Une fois que les boîtes noires seront analysées (...) peut-être pourrons-nous en savoir plus", a encore expliqué le responsable américain.

Des débris de l'A321 le 1er novembre 2015 dans la zone de Wadi al-Zolomat dans le Sinaï [KHALED DESOUKI / AFP]
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Des débris de l'A321 le 1er novembre 2015 dans la zone de Wadi al-Zolomat dans le Sinaï
 

D'autres responsables américains ont également souligné qu'il était impossible pour l'instant d'établir un lien avec un acte terroriste. "Nous n'avons rien en renseignement pour le moment pour corroborer une connexion avec le terrorisme", a déclaré Nicholas Rasmussen, le directeur du Centre national antiterroriste américain (NCTC).

"Nous n'avons vu aucun rapport qui soutienne" la revendication de Daesh, a déclaré la porte-parole du département d'Etat Elizabeth Trudeau. Un responsable américain de la défense a également fait part de son "scepticisme" sur l'hypothèse d'un missile tiré par Daesh. A priori, celui-ci ne dispose pas de missiles sol-air capable d'intercepter un avion à cette altitude, ces missiles restant l'apanage d'Etats, a-t-il expliqué.

La catastrophe aérienne, la pire jamais connue par la Russie, a fait 224 morts, dont 217 passagers et sept membres d'équipage. L'avion était "en excellent état technique" et seule une "action extérieure" peut expliquer qu'il se soit écrasé, a de son côté affirmé un dirigeant de Metrojet lundi, excluant également une erreur humaine.

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