Le captagon : la drogue qui décuplerait la violence de Daesh

Le captagon annulerait la fatigue, la peur et la faim et rendrait son consommateur euphorique. [JOSEPH EID / AFP]

Le captagon est une amphétamine qui efface la fatigue et la douleur. Présente au Moyen-Orient depuis les années 80, elle ferait l'objet d'un immense trafic dans la région. Les combattants de l'Etat islamique et du Front Al-Nosra en seraient de friands consommateurs.

Article publié le 10 juin 2015

La cruauté et la résistance au combat des jihadistes s'expliqueraient par leur consommation d'une drogue, le captagon. Cette amphétamine, décuplerait la réactivité, permettant de lutter contre le sommeil et la faim et rendant le consommateur euphorique. Cette drogue aurait joué un grand rôle dans "les printemps arabes" et aurait aussi été distribuée aux manifestants sur la place Maïdan de Kiev.

Interdite et considéré comme un stupéfiant depuis 1986, le captagon alias fénéthylline (son appelation médicale), était prescrit par les médecins dans les années 60 pour soigner l'hyperactivité, la narcolepsie et la dépression. Dans les années 70, le produit est placé sous contrôle international et des réseaux clandestins se développent.

Un important trafic au Moyen-Orient

Actuellement, un important trafic, qui ne cesserait de croître, existerait en Syrie et dans tout le Moyen-Orient. La raison ? Son taux de rentabilité serait extrêmement élevé. Et pour cause, un sachet de 200.000 pilules rapporterait un demi-million de dollars quand son coût de production ne serait qu'infime.

Près de 11 millions de comprimés, pesant près de deux tonnes, ont été saisi dans le sud de la Turquie le vendredi 20 novembre. En octobre, un les autorités libanaises avaient arrêté à l'aéroport de Beyrouth un prince saoudien qui tentait d'embarquer pour Ryad dans un avion privé près de deux tonnes de pilules de Captagon.

Selon Courrier International, la drogue serait produite en Bulgarie et en Syrie en quantité industrielle. En plus d'être utilisé par les jihadistes, le captagon serait aussi consommé par les victimes des bombardements pour réduire leur stress. En France et en Europe, la présence de cette drogue est très marginale.

Cependant elle aurait été consommée dans le milieu du rugby, Bernard Laporte, ancien rugbyman et sélectionneur du XV de France, avait avoué à une commission d'enquête de lutte contre le dopage qu'à la fin des années 80,  "tous les joueurs en prenaient sans savoir que cela était interdit". 

 

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