Un accord final a été trouvé vendredi soir entre des militaires mutins et le gouvernement ivoirien, au terme d'une journée de tension émaillée de tirs dans des casernes à travers le pays qui a vu les négociations traîner en longueur.
«Un accord a été trouvé à Bouaké (centre) entre le chef d'état-major, le ministre de la Défense et les militaires» mutins, a affirmé une source proche de la présidence à l'AFP.
Sur place, les militaires mutins ont laissé éclater leur joie. «Nous sommes contents. On a trouvé un accord», ont affirmé plusieurs soldats à l'AFP, sans vouloir révéler le contenu de celui-ci.
«Les militaires ont accepté de rentrer dans les casernes et les tirs ont cessé pour cette raison à Bouaké», a affirmé une source locale dans la deuxième ville du pays, épicentre de la crise, où avaient lieu les négociations entre les mutins et le ministre de la défense Alain-Richard Donwahi.
![Le lieutenant-colonel ivoirien Issiaka Ouattara, également connu sous le nom de Wattao (G), serre la main d'un soldat qui a participé à une mutinerie de deux jours le week-end dernier le 13 janvier 2017 à l'aéroport de Bouaké [Sia KAMBOU / AFP]](http://static.directmatin.fr/sites/default/files/styles/image_630/public/7f276df47416e6744fece7f90637d16a490d07fd.jpg?itok=nK_dRcBQ)
Selon cette source, les mutins ont obtenu une prime de 5 millions de francs CFA (7.622 euros).
Les soldats s'étaient rebellés la semaine dernière à Bouaké et le mouvement avait fait tache d'huile, avec des tirs de solidarité dans le pays. La même situation s'est reproduite vendredi alors que le ministre s'était rendu à Bouaké pour finaliser un accord annoncé samedi dernier.