Taxis volants autonomes: au tour de Volocopter d'envahir les cieux de Dubaï

Velocopter survolant Dubaï Cette image d'un Velocopter survolant Dubaï pourrait devenir réelle et courante dès les prochains mois[Capture d'écran YouTube - Volocopter]

Des taxis volants de la start-up allemande e-Volo devraient parcourir les cieux de Dubaï d’ici la fin de l’année.

L’entreprise a annoncé lundi qu’elle avait signé un accord avec la RTA (Road and Transport Authority) de Dubaï pour tester ses véhicules dès le dernier trimestre 2017.

250.000 euros pour un Volocopter personnel

L’appareil, nommé Volocopter 2X, a la particularité de pouvoir décoller et atterrir verticalement. Il est prévu pour se déplacer à une vitesse de croisière de 70 km/h (100 km/h en vitesse de pointe), et peut embarquer deux personnes à son bord. Bien que doté d’une autonomie assez faible (une vingtaine de minutes), le Volocopter peut se recharger en un temps très court de 40 minutes.

La sart-up était parvenue à lever 25 millions d’euros pour son projet, en convainquant notamment des investisseurs comme Daimler et Mercedes. Une jolie somme, qui pourrait permettre le lancement de la production en série du prototype dans les prochains mois. Les concepteurs de l’appareil volant ont estimé que le Volocopter 2X pourrait être commercialisé dès 2018, pour un prix avoisinant les 250.000 euros.

Dubaï, capitale des véhicules autonomes

«L'entreprise allemande a été sélectionnée grâce à sa conformité aux normes internationales de sécurité, et aux normes rigoureuses de l’Autorité aéronautique allemande», a expliqué le directeur général de la RTA, Mattar Al Tayer. Volocopter a eu de la chance, mais n’est pas le premier entrepreneur de taxis futuristes à atteindre le ciel de Dubaï sans se brûler les ailes. En février, la RTA avait décidé de passer un accord avec l’entreprise chinoise EHang afin d’exploiter son taxi volant autonome, le EHang 184, dès cet été.

Il faut dire que le gouverneur de la ville, le cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, mise gros sur les véhicules volants. Il aimerait que 25% des moyens de transports de Dubaï soient autonomes d’ici l’an 2030. Dans les rues de la ville émiratie, on peut d’ailleurs déjà apercevoir des bus électriques autonomes, les Ez10, conçus par l’entreprise française Easy Mile. La RTA s’est également engagée à acheter quelque deux-cent voitures à Tesla, également actif dans la recherche sur les véhicules autonomes.

Dubaï se retrouve ainsi dans le rôle de ville-test de ces premiers véhicules futuristes, mais est scrutée de près. Et pour cause. Selon Airbus, qui prépare également son taxi volant «Vahana» pour une présentation à la fin de l’année, 60% de la population mondiale vivra dans les villes d’ici 2030. Une prévision qui devrait empirer les problèmes d’embouteillages liés à la circulation, qui coûtent chaque année jusqu’à plusieurs dizaines de milliards d’euros par ville.

La barrière de la loi

Les investissements placés dans les véhicules autonomes et la prolifération récente de projets sur le sujet prouvent une chose : le futur a déjà commencé. Pourtant, un point fait encore défaut au fantasme des voitures volantes. Aucun pays au monde n’autorise pour le moment les drones à voler sans pilote au-dessus des villes, que cela soit avec ou sans passager.

Le EHang 184 est un bon exemple de cette limite juridique. Contracté par Dubaï, testé à plusieurs reprises en conditions réelles avec des passagers de premier rang comme le vice-maire de Guanghzou (Chine), et fonctionnel, le taxi volant autonome de EHang pourrait déjà se développer dans la ville des Emirats arabes unis. Mais la loi actuelle ne permet pas encore l’utilisation d’un multirotor automatisé avec une personne à bord dans l’espace aérien, et l’appareil n’a pas encore été certifié par les agences aéronautiques. Dubaï, de son côté, est prêt à tester son service de taxis volants EHang 184, dès que l’engin aurait reçu les permis nécessaires des autorités.

Le Volocopter 2X rencontre des problèmes similaires. L’appareil sera testé fin 2017, mais les essais ne pourront se faire qu'avec un pilote à côté du passager. Il peut encore se passer quelques années avant que la législation n’autorise aux passager de héler des taxis aériens autonomes depuis le toit d’un gratte-ciel. 

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